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FINISTÈRE


ADMR 29. Clap de fin pour la fédération



4 mai 2012 - 7 réaction(s)

Après en avoir prononcé la liquidation, le tribunal de Brest a décidé, hier, de mettre fin à l'activité de la fédération ADMR29, dont elle avait autorisé la poursuite pour trois mois. Quelles conséquences pour les associations locales?



«C'est fini. On ne réalise pas. On nous a tellement baladés d'échéance en échéance que, bizarrement, on se blinde!». Dans le hall du tribunal, les représentants des salariés ont pris connaissance du jugement. «Le tribunal met fin au maintien d'activité de la fédération des associations ADMR 29 (112 adhérents) au motif qu'elle ne génère pas de trésorerie et aggrave sa situation économique et, d'autre part, que les salariés ont fait valoir leur droit de retrait, total ou partiel, au regard du danger grave et imminent auquel ils s'estiment exposés».

«Temps que ça s'arrête»

Cette requête conjointe de l'administrateur judiciaire et du mandataire avait été, en matinée, appuyée à l'audience par toutes les parties: présidence de la Fédération, ministère public et instances représentatives du personnel. «Il était grand temps que ça s'arrête, juge Pierre Viforeanu, secrétaire du Comité d'établissement. Ça devenait très difficile. Toute la machine commençait à s'enrayer». Deux ans, six mois et un jour après le début de l'affaire, qui mena la plus grosse fédération du réseau national ADMR de procédures collectives en procédures collectives, après deux plans de sauvegarde avortés, le TGI de Brest a donc écrit, hier, le mot fin à cette histoire amère. Elle se poursuivra sur le plan judiciaire - une enquête est en cours-, et devant le tribunal des prud'hommes, prochainement saisi en nombre par les salariés licenciés. La réorganisation en cours du réseau - 91 associations locales, 3.500 salariés et 28.000 personnes aidées -, n'est, elle, toujours pas fonctionnelle. «Le président du conseil général a dit que les autorisations seraient données une à une aux associations locales dès la fin de l'activité», rappelle Francine L'Hour.

«Le grand bain sans brassard»

91 interlocuteurs qui n'ont pas tous un président: une situation difficile à gérer. Et qui va assurer la paye, la facturation, la comptabilité, l'encadrement technique et les ressources humaines - personne n'est à ce jour embauché dans les GCSMS (*) NDLR -? «En soit, l'activité de la fédération est nécessaire, rappelle un membre du CE. L'activité est transférée aujourd'hui sur d'autres entités. Sans possibilité de reclassement interne pour les salariés...». C'est Onyx - société informatique nouvellement installée sur le réseau, sans appel d'offres, pour 1,4M€ - qui va se charger de la paye et de la facturation. «La solution n'est pas pérenne et nous avons reçu une proposition d'externalisation», indique Jean-Claude Bertho, en charge de la communication. Onyx serait inadaptée à certaines opérations, informent les secrétaires des associations locales, surchargées de travail. «Pour les associations, c'est l'entrée dans le grand bain et sans brassard», a, lucidement, conclu une salariée de la fédération fraîchement licenciée.

* Groupement de coopération sociale et médico sociale.
Karine Joncqueur

7 réactions
sathine
jaures
De quels avantages historiques parlez-vous ?
A ce jour... notre salaire et la petite indemnité kilométrique de 0,35 du kilomètre?Remboursement de 60% le matin et le soir, la plupart des intervacations entièrement à notre charge.
Une mutuelle imposée 60% à notre charge tandis que pour le personnel fédéral prévue à 40% à charge (source employeur)
Personnellement, je me suis battue pour conserver ces acquis auprès de mes employeurs.
Ces bénévoles sont juste là pour dire...JE SUIS EMPLOYEUR...
Employeurs qui ne créent rien et là pour passer le temps libre d'ont ils ne savent quoi faire, ce n'est pas sérieux.
Même quand les km étaient payés, combien de fois avont nous informé notre employeur de revoir les distances entre chaque intervention.
Pourquoi te plaindre les km sont payés.
réponse...trop de temps perdu et de fatigue sur la route.
J'en passe et des meilleurs.
Les bénévoles ne viennent jamais voir les personnes aidées.
ne nous écoutent pas non plus.
Ajouté le 05 mai 2012 à 06h54
columbo
diviser pour mieux regner
A sathine, je ne comprends pas que vous critiquiez le personnel fédéral. Ils avaient des avantages et alors, nous n'avons qu'a nous battre ensemble pour faire en sorte d'en avoir aussi. Mais il est vrai qu'à l'admr le diviser pour mieux régner fonctionne très bien aussi et que cela fait le malheur des salariés qui ne s'en rendent même pas compte. Par contre lorsque vous dites que les asso peuvent vivre sans la fédération, là, j'ai un doute, d'ici à quelques mois, une année, nous verrons. Mais je crains que l'ambiance ne se ternisse encore plus, que le stress n'augmente, que les arrêts maladie progressent.... qui vivra verra. Mais bon courage aux salariés de la fédération qui ont eu beaucoup de cran pour tenir aussi longtemps.
Ajouté le 04 mai 2012 à 23h48
jaures
@sathine - marre des attaques injustifiées
Je ne crois que vous sachiez de quoi vous parlez. Facile de voir les choses que d'un seul bout de la lorgnette.
Plutôt que de vous battre contre les soit disant avantages "outranciers" du personnel fédéral (qui reste à démontrer), vous auriez dû vous battre pour en bénéficier également ! C'est cela que vous auriez pu reprocher à vos employeurs bénévoles.
Je ne me souviens pas avoir vu les aides à domiciles se mobiliser sur la question de ces avantages dans ce sens. La critique est facile mais l'art est difficile.
Soyez au moins un peu objective et reconnaissez enfin, que vous aussi vous bénéficier pour la plupart d'entre vous, de certains avantages historiques dont personne ne parle jamais.
Quant au fait que les associations puissent vivre sans la Fédération, on en reparlera dans les prochains mois très certainement.
Un ex-personnel fédéral.
Ajouté le 04 mai 2012 à 13h31
Bambou2
Coût du bénévolat admr pour la société
Qui calculera ce coût très probablement exorbitant ? La leçon principale qu'il faudra retenir de cette triste histoire est qu'il faut arrêter de confier la conduite d'une telle structure d'utilité publique à des bénévoles amateurs de pouvoirs et de gloriole, qui sont incompétents et qui ne répondront jamais de leurs erreurs qu'ils ne reconnaissent d'ailleurs pas. Place aux professionnels responsables qui au final coûteront moins aux contribuables.
Le feuilleton continue car les capitaines de pacotilles qui ont coulé le vaisseau amiral FD veulent poursuivre leurs aventures sur des rafiots bricolés à la va vite, et encore pour un coût exorbitant ... et je ne doute pas qu'ils finiront rapidement par les drosser sur les premiers cailloux venus... Bonjour le mal de mer pour les marins embarqués...
Comme DomBreizh depuis 2009 je trouve incroyable le silence assourdissant des pouvoirs publics. Le Conseil Général me semble avoir une très lourde responsabilité dans cette affaire, car jusqu'en 2009 l'admr drainait environs 80 % du budget APA départemental alloué au maintient à domicile. Pierre Maille n'a jamais voulu exercer un droit de regard sur la gestion de ces fonds par l'admr... trop facile, tel Ponce Pilate, il s'en lave les mains !
Ajouté le 04 mai 2012 à 11h32
ex cadre
Croisiere Costa
Tout le personnel d'intervention est invité pour une nouvelle croisiere sur un nouveau bateau baptisé GCSMS et non SNSM. Même capitaine, même équipage mais attention pas le même nom. La commission de sécurité vous informera de la mise en oeuvre des canots de survie, vous apprendra à quitter le navire sans panique. L'équipage lui partira avant l'évacuation en cas de naufrage pour diriger la manoeuvre au sec sur la côte. Trêve de plaisanterie, je conseille à tout le personnel d'intervention de passer directement au cheque service négocié directement avec les personnes aidées. au lieu d'engraisser à nouveau une structure sans âme ni valeur. Bon courage et bonjour à paul qui n'emploie pas..
Ajouté le 04 mai 2012 à 08h41
DomBreizh
3.500 salariés dans les 91 associations ?
Etes-vous sûr de ce chiffre car vous parliez dans un article récent sur votre blog je crois de 600 emplois d'aides à domicile supprimés en moins de deux ans et il y a 2 ans les informations donnaient déjà 3.500 salariés sur le Finistère au niveau des associations ? Quand à la Fédération, si je ne m'abuse elle va passer de 175 salariés il y a un ou deux ans, à 112 actuellement et à zéro bientôt. Je reste très étonné du silence assourdissant des pouvoirs publics dans cette affaire (Etat, Ministère, préfecture) et ne parlons pas des politiques au pouvoir (UMP au niveau de l'Etat et PS au niveau départemental).
Ajouté le 04 mai 2012 à 07h38
sathine
fin d'avantages à outrance
De toute façon les associations peuvent vivre sans la fédération.
l'inverse par contre n'était pas possible.
Le personnel fédéral avait bien trop d'avantages.
Le personnel des associations lui n'avait pratiquement rien .
Depuis la nouvelle ccu encore moins puisque nos déplacement d'interventions s'ont en grande partie à notre charge.
Ajouté le 04 mai 2012 à 07h22

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03.04.2012

ADMR 29. Le Parquet de Brest a demandé la liquidation de la Fédération




Hier, le tribunal de grande instance de Brest a étudié l'offre de reprise de la Fédération ADMR (112 salariés) par AD 29. Convaincu qu'elle n'est pas viable, le parquet a demandé la mise en liquidation de l'ADMR29 (Le Télégramme d'aujourd'hui). Décision aujourd'hui.



«C'était plié d'avance, je ne vois pas pourquoi une offre de reprise a été faite», analyse calmement Michel Le Bourdonnec, président d'Archipel, qui chapeaute AD 29 (Aide à domicile 29). Par respect des procédures au moins. Le tribunal de grande instance rendra sa décision aujourd'hui mais il est rare qu'il ne suive pas l'avis du parquet, appuyé ici par l'administrateur judiciaire et le mandataire judiciaire. «Un tir de barrage groupé», note Pierre Viforeanu, secrétaire du comité d'établissement de l'ADMR29 (Aide à domicile en milieu rural). Les représentants des salariés sont sous le choc du contenu de cette audience. «C'est un gâchis monstre. Les gens se sont mobilisés pendant trois ans... Ils ont bossé. Là, on leur dit vous êtes jetés». Si la liquidation est effectivement prononcée cette après-midi, ils quitteront la structure à la fin de la semaine.

«Attaqués sur notre compétence»

Sur les marches du tribunal, des bénévoles de l'association d'Huelgoat (en fin de période de redressement judiciaire) réalisent le quotidien à venir. Ils sont abasourdis. «Qui va faire la paye ce mois-ci. Et Hervé (l'encadrant de proximité, NDLR), il va partir? Les bénévoles ne sont pas capables de faire ce travail. Nous ne pouvons pas faire plus qu'actuellement».

Patrick Pesson, directeur d'AD 29, ne veut pas s'attarder. «Je n'ai pas le moral, là. Nous avons été attaqués sur notre compétence. Elle n'est pas appréciée. Notre proposition a été jugée insuffisante. On nous attaque aussi sur notre superficie financière, or nous avons le soutien des banques». AD 29 faisait une offre de rachat de 300.000 €, réévaluée hier même, alors qu'elle aurait dû l'être au plus tard vendredi. L'association reprenait aussi 36 des 112 salariés et MichelLe Bourdonnec s'était engagé à retrouver, «en prenant le temps», une place pour tous dans le groupe ou dans des réseaux annexes.

«Vider l'abcès»

Le parquet a jugé, lui, qu'il faut liquider la fédération. «C'est le seul moyen de vider l'abcès et de passer à autre chose. Concernant AD 29, si l'on passe sur la forme de son offre, financièrement, elle n'est pas à l'équilibre. Elle dégage des pertes depuis des années».

Dans la salle d'audience hier, se trouvait aussi Francine L'Hour, présidente de la fédération ADMR, accompagnée de Thierry d'Abboville, secrétaire général de l'Union nationale. Si la liquidation de la plus grosse fédération ADMR de France est prononcée, quel impact cela aura-t-il sur le réseau national (104.500 salariés et 3.200 associations)? «Ce n'est pas le débat. Nous sommes l'Union nationale des associations locales. Attendez la décision de justice...», esquive Thierry d'Abboville







08:22 Écrit par joncqueur dans Aide à domicile, Bénévolat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : admr 29 association bénévolat brest fionistère liquidation judic |



02.04.2012

ADMR 29. La fin de l'histoire ?




La Liquidation de la Fédération ADMR du Finistère, la plus importante du réseau national qui ne peut - via ses sociétés privées capitalistiques - se passer d'elle, sera-t-elle prononcée aujourd'hui ? Il n'est pas question d'anticiper sur une décision de justice, que rendra le Tribunal de Grande Instance de Brest cet après-midi, mais, comme l'a rappelé le Parquet de Brest, hier, son avis est très suivi. Or, il a demandé, comme l'admistrateur judiciaire, comme le mandataire judiciaire, sa mise en liquidation (voir Le Télégramme d'aujourd'hui). Ce, en rejetant fermement l'offre de reprise d'AD 29.

Je suis ce dossier depuis deux ans et cinq mois. Je suis précise sur la date car le fax nous informant d'un "trou" de près de 10 M d'euros à la Fédération ADMR date précisément du 2 novembre 2009. Quelle que soit la décision de justice rendue aujourd'hui, cette histoire fera l'objet d'un livre. Ne serait-ce que pour rendre "justice" aux salariés qui, pendant trois ans, et sur des faits avérés par les nombreuses pièces jointes (il en existe d'autres) mises en ligne sur ce blog, se sont battus pour simplement faire respecter leurs droits. Comme je n'aime pas mettre la charrue avant les boeufs, j'avais cherché, l'été dernier, l'éditeur susceptible de publier cette histoire, avant de me lancer dans ce projet sensible politiquement (*) et économiquement. A un point tel qu'aucun média national, largement sollicité, n'a repise l'affaire. Je l'avais trouvé. Il était partant à 99 %, m'avait-il dit, à condition que le "style" tienne la route. Débordée par le dossier, je ne lui ai plus donné signe de vie, alors qu'il m'avait relancée en septembre. Je m'en excuse sincèrement. Mais c'est très lourd et écrire l'histoire avant qu'elle ne soit achevée est compliqué. Peu importe la décision de justice rendue cet après-midi, je prendrai le temps de la digestion, le recul nécessaire pour cela. Mais, s'il m'accorde toujours sa confiance, je reprendrai l'ouvrage là où je l'ai laissé... J'en étais, chronologiquement à Mai 2011. Car cette "histoire", qui concerne en Finistère plus de 30.000 personnes et, à l'échelle nationale plus d'une centaine de salariés et de familles aidées, mérite largement d'être contée autrement que par bribes.



http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/admr29-vers-la-liquidation-de-la-federation-02-04-2012-1655288.php#go_reactions



(*). Dans ce dossier, j'ai souvent fait état de réseaux, de bénévoles influents. Je ne citerai, ici, qu'un exemple : celui du vice-président de la Fédération ADMR, qui est aussi président des GCSMS (tête de pont du projet de réorganisation de l'ADMR), président de l'Udaf, Administrateur du Crédit Agricole et fraîchement élu, comme il l'a annoncé lui-même à d'autres bénévoles, administrateur de la Carsat. Carsat qui a déconventionné AD 29, avec qui elle est en procès, et qui, selon les propos tenus par l'administrateur judiciaire lors du dernier CA de l'ADMR, ne cautionnera pas le projet de reprise d'AD 29. C'est lui aussi qui s'est engagé, sans appel d'offre, pour les associations ADMR du Finistère, avec Onyx Informatique, à hauteur d'1,4 Million d'euros. Onyx informatique qui n'a pas déposé de comptes annuels depuis 2009 (voir la pièce jointe ci-dessous).

Les comptes d'Onyx informatique.zip









23:06 Écrit par joncqueur dans Aide à domicile, Bénévolat | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : admr 29 associations bénévolat liquidation judiciaire finistère |



31.03.2012

ADMR 29. "D'autres auditions sont à venir"




Je reprends ci-dessous le papier publié ce matin dans Le Télégramme. Un gros travail de débroussaillage a été réalisé ces mois derniers par les enquêteurs de la Police Judiciaire de Rennes, en charge de l'enquête ouverte pour "Gestion douteuse", m'a aussi indiqué hier, le parquet de Brest. La procédure, qui porte sur deux volets - local et national - s'accélère donc.

Erwan Le Lay, Elie Bidet et Thierry Rivoal, respectivement président, directeur et directeur de la vie sociale de la Fédération ADMR 29 en novembre2009, date à laquelle la structure a fait état, brutalement d’un déficit de 10M¤ pour deux ans d’exercice (2008 et 2009) ont été placés en garde à vue mercredi. La mesure s’est prolongée une bonne partie de la journée à Rennes, dans les locaux de la police judiciaire, en charge de l’enquête préliminaire pour « gestion douteuse » ouverte à la demande du parquet de Brest.
«D’autres auditions sont à venir, a, hier, informé celui-ci. Il y a deux problématiques distinctes : la gestion de la Fédération 29 et "le problème" de l’Union nationale. Ce volet-là devrait être délocalisé à Paris ». L’enquête s’accélère, donc.

« Nous avons peu d’espoir »

Lundi, le tribunal de grande instance de Brest étudiera aussi l’offre de reprise de la Fédération par AD 29. Hier, les élus du Comité d’établissement (CE) ont rendu un avis favorable (5 voix pour, une abstention) à cette option. Sur le Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), il a refusé de se prononcer. Il le fera après le délibéré (le 16avril). « Nous nous interrogeons sur la partie économique. Le passif de la fédération ne serait "plus que" de 3M d'euros. Nous considérons que la mise en œuvre d’un PSE, avec un plan par continuation de l’activité, était possible », informe le secrétaire du CE. Une porte ouverte aux salariés qui voudraient attaquer pour « licenciement abusif ». « Mais, par ailleurs, nous avons peu d’espoir quant au maintien de la fédération ». La liquidation est, en effet, l’option privilégiée par l’administrateur judiciaire. Hier, les salariés ont, par courrier, interpellé la juge-commissaire, le procureur de la République et les pouvoirs publics sur la façon dont a été menée la procédure de redressement judiciaire : « Toutes les décisions ont été prises à l’encontre de la Fédération et au profit d’autres personnes morales », estiment-ils.

Finistère

ADMR 29. Trois personnes en garde à vue

30 mars 2012 - Réagir à cet articleEnvoyer l'article à un ami

Mercredi, Erwan Le Lay, Elie Bidet et Thierry Rivoal qui étaient, en novembre 2009, respectivement président, directeur et directeur de la vie sociale de l'ADMR 29, ont été placés en garde à vue pendant trois heures dans les locaux de la Police judiciaire, à Rennes.

Ils ont été entendus dans le cadre de l'enquête préliminaire, pour «gestion douteuse», ouverte à la demande du parquet de Brest. Dans le collimateur de la justice, l'Union nationale, dont les liens financiers avec les fédérations départementales sont opaques. Erwan Le Lay en était aussi, à l'époque, le trésorier adjoint. Une justice qui se penchera, lundi, sur le sort d'une structure en déliquescence depuis maintenant plus de deux ans et demi. Liquidation ou cession? Le tribunal de grande instance de Brest tranchera. «S'il décide de la liquidation, le TGI cautionnera de fait un projet qui n'a pas été soumis à la justice: celui de la gouvernance actuelle, avec une Union départementale et des GCSMS (*)», a déploré hier un représentant des salariés.

«Nous irons sur du contentieux»

À cinq jours de cette date fatidique - le jugement ne devrait, lui, être rendu que le 16avril -, un appel à manifester avait été lancé par la CFDT Santé-sociaux et la CGT. Quelque 150 salariés de l'ADMR du Finistère, soutenus par quelques bénévoles, se sont donc rassemblés sous les fenêtres de la préfecture, avant de prendre, en cortège, la direction du conseil général. Rien de concret n'en est sorti mais une entrevue d'une heure a été accordée à une délégation, par la préfecture. «C'est intéressant d'être écoutés dans une période de réserve», a noté Thierry Gourlay, secrétaire de l'UD CGT. La veille, Pierre Maille avait aussi rencontré les représentants des salariés. En cas de liquidation de la fédération, il a prévu d'autoriser une à une les associations à exercer. «Si la liquidation est prononcée, nous irons sans doute sur du "contentieux", prévient, de son côté, Denis Théréné (...). On sait bien que les GCSMS, ça ne marchera pas, c'est pour ça que nous voulons AD 29. C'est notre souhait mais nous avons bien peur que le tribunal aille vers la liquidation».

* Groupement de coopération sociale et médico-sociale

  • Karine Joncqueur

16.02.2012

Admr 29. Un Conseil d'administration pour anticiper sur la disparition de la fédération

Dans le courrier ci-dessous, Francine L'Hour, présidente de la Fédération informe de la tenue d'un conseil d'administration (il s'est tenu aujourd'hui) pour, en clair, comuniquer par anticipation sur la disparition de la structure, et "proposer des solutions permettant aux associations de poursuivre l'exrcice de leurs missions". C'est ce qui s'appelle être réactif puisque la décision de l'administrateur judiciaire de mettre fin au PSE ne date que de deux jours.

Lors de l'assemblée générale de novembre 2011 à Châteauneuf-du-Faou, à la tribune, Francine L'Hour disait ceci : la Fédération n'apporte rien. Au contraire, elle nous met en difficulté. (...). La fédération et l'Union nationale n'existent que parce ce que les associations locales existent. Certaines décisions ont été prises. Elles sont lourdes de conséquences. D'autres le seront encore.

Pour nous pemettre de passer du 19e au 21e siècle, avec le passage à l'informatique dans les associations locales, je ne doute pas que je puisse compter sur le conseil général. Un conseil général qui, a-t-elle dit encore lors du point-presse à Saint-Ségal il y a dix jours, a un devoir d'aide aux personnes. Elle a dit aussi qu"une reprise de la fédération est une reprise sans fond de commerce". Fermant la porte à toute cession.

A la relecture de ces notes, ne peut-on imaginer que l'anticipation sur la liquidation de la fédération date de plusieurs mois ? En juillet 2011, dans Le Télégramme, la présidente disait encore, en réponse à un vice-président démissionnaire : "Il y a une feuille de route. Il y a des stratégies à mettre en place". On les distingue clairement aujourd'hui. 

Et quel rôle a tenu l'administrateur judiciaire, missionné par le Tribunal de Grande Instance de Brest, pour veiller aux intérêts de la Fédération, dans "ce gâchis", souligné par les représentants du personnel ? En mars 2010, il nous écrivait "Un travail de restructuration est entrepris depuis l'ouverture de la sauvegarde. Il devrait aboutire à une solution globale permettant aux associations et à la fédération de retrouver la sérénité. Il va y avoir des moments difficiles, peut-être même très difficiles, mais tous que tous les acteurs Bretons s'emploient à trouver une solution sans compter sur les intervenants extérieurs (allusion faite à l'Union nationale, N.D.LR)".

A Châteauneuf-du-Faou en novembre 2011, présent à la tribune aux côtés de la présidente, il soulignait leur parfaite entente. A Pleyben, peu avant, il était aussi à ses côtés quand il fut décidé de faire assumer " à titre exceptionnel" par la Fédération une somme de 448.000 euros dûe par des associations locales, au titre de la péréquation. Dans l'intérêt de la Fédération ?

 

 

07.02.2012

ADMR 29. "Il est 1 heure du matin et une fois encore l'ADMR m'empêche de dormir..."

Ce courrier -signé-, qui m'est adressé, m'est parvenu hier. Il me touche et se passe de commentaire.


Karine

Il est 1 heure du matin et une fois encore l'ADMR m'empêche de dormir... malgrè les anxiolitiques et le sommifère que je viens d'avaler.
Pour être franche avec vous, lorsque j'ai lu vos premiers articles je vous en ait voulu. Apprendre son licenciement par la presse n'est pas forcément facile à vivre.

Il était tellement plus facile d'écouter ceux qui savent tout et qui décident de se voiler la face. Et puis, les mois et les années ont passé, je dirais que vous être sans doute la seule aujourd'hui à répondre à ce en quoi je crois... mais je vous en parlerais plus tard.

Je fais partie de ce personnel fédéral décentralisé qui oeuvre depuis déjà quelques années en association. J'ai commencé ce métier en découvrant un réseau complètement désorganisé et surtout complétement à côté du Droit du travail. J'ai, avec mes collègues : personnel fédéral, secrétaires d'association, aides à domicile, essayé de donner un cadre pour que le respect du personnel et des personnes en attente d'aide soit institué. Le travail a été fait avec beaucoup de remous, d'incompréhension des uns et des autres mais pour un résultat plutôt satisfaisant d'une part et d'autres même s'il y a encore énormément de travail à faire.
J'ai omis d'inclure le travail fait avec les bénévoles, qui m'ont énormément apporté pour la plupart, et qui font un lien social primordial dans une association comme se le veut l'ADMR.

Et puis, il y a ces bénévoles qui se croient au-delà des lois, des règles, des conventions et qui se veulent les pilliers d'un conseil d'administration fédéral. Ceux qui vont sauver l'ADMR ? Ceux qui oublient que nous travaillons dans une association à caractère social au point d'en oublier de respecter leur personnel.
Comment les pouvoirs publics, l'inspection du travail, la médecine du travail, ... la liste est longue, peuvent ils accepter de nous laisser dans une telle situation depuis deux ans et demi ? Comment l'intérêt politique (car j'en suis persuadée c'est un des grands acteurs de ce dossier) peut il prévaloir sur la santé morale, physique de ces salariées ?
Depuis deux ans et demi, j'attends mon licenciement... Et en bon petit soldat que je suis (social oblige), je n'ai rien lâché jusqu'à présent et souhaite aller jusqu'au bout.
C'est à dire faire ce pour quoi je suis payée : mon travail.

Que répondre à mes enfants qui presque quotidiennement me demandent si j'ai eu mon courrier ? Que faire quand ils me voient partir au travail sans entrain et vider de toute énergie quand je rentre ? Que faire quand ils sont malheureux pour moi et me serrent dans leurs bras en me disant que çà va aller ?
Comment supporter encore et encore de prendre des claques les unes après les autres en lisant vos articles, en lisant les mails qui tombent chaque jour sans jamais nous apporter une réponse ? Que faire quand les bénévoles vous font bien comprendre que finalement, alors qu'ils se sont déchargés sur vous depuis plus de 6 ans, ils peuvent faire votre travail.
Des questions il y en a des dizaines... Je sais que mon départ est programmé et ce sera une délivrance pour moi.. Néanmoins, je ne peux m'empêcher de me demander ce que vont devenir toutes ceux avec qui j'ai travaillé , qui vont rester et qui vont devoir faire un bon de plus de cinq ans en arrière. Je leur souhaite par avance énormément de courage.
J'espère aussi que ceux qui ont mis la Fédération et les associations dans ce trou béant sauront assumer leurs actes.
Je finirais pas vous dire ce en quoi je crois et ce qui est inexistant à l'ADMR de Finistère : La Communication « Faire connaître. Echanger des informations. Faire partager un sentiment... »
Merci donc Karine pour l'avoir souvent fait à leur place.

ADMR : la directrice licenciée crie à l'injustice

Publié le mercredi 11 janvier 2012 à 09H52 - Vu 162 fois

« Je suis le bouc-émissaire », regrette Sandrine Brigand-Béthune. La directrice de l'ADMR vient d'être licenciée pour « insuffisance professionnelle » Photo d'archives

« Je suis le bouc-émissaire », regrette Sandrine Brigand-Béthune. La directrice de l'ADMR vient d'être licenciée pour « insuffisance professionnelle » Photo d'archives


Licenciée pour « insuffisance professionnelle » par Philippe Pichery, Sandrine Brigand-Béthune annonce qu'elle va se « défendre »

Sandrine Brigand-Béthune, directrice depuis 2008 de l'ADMR (réseau d'aide à domicile principalement installé en milieu rural), vient d'être licenciée pour « insuffisance professionnelle ». Une décision que l'administrateur provisoire, Philippe Pichery, nommé par le président du conseil général il y a quelques mois, dit « assumer » pleinement. « J'avais annoncé que je prendrais ma décision concernant la directrice début janvier. Je lui ai notifié cette décision dans un courrier détaillé, après qu'elle a refusé une rupture conventionnelle de son contrat au mois de décembre », précise-t-il.
Sandrine Brigand-Béthune, qui a reçu cette lettre le 3 janvier, annonce son intention de se « défendre » par le biais d'une action aux prud'hommes. « C'est une injustice incroyable. Je suis le bouc émissaire », tonne l'ancienne directrice.
L'administrateur provisoire lui reproche principalement une trésorerie erronée en 2010. « Le déficit annoncé s'élevait à 1,2 millions d'euros. Aujourd'hui, il est de 200 000 €. Des erreurs importantes ont été commises, à partir desquelles des décisions judiciaires ont été prises alors qu'elles auraient pu être évitées », rappelle M. Pichery, faisant allusion à la mise en redressement de la plupart des trente-trois associations ADMR au cours de l'année 2011. Les facturations tardives, trop « d'argent dehors », auraient contribué à aggraver la situation.
« Faux », rétorque Sandrine Brigand-Béthune. « Le commissaire aux comptes a lancé une procédure d'alerte. Les comptes étaient dans le rouge. Les résultats annoncés ne sont pas cohérents et je me fais du souci pour l'avenir de l'ADMR », assure l'ancienne directrice, qui refuse par ailleurs d'endosser toute la responsabilité dans cette affaire. « J'avais un rôle de conseil mais il ne faut pas oublier que le conseil d'administration dans son ensemble avait un pouvoir décisionnaire. »

« Le conseil général est juge et partie ! »


Des membres de ce conseil aujourd'hui claudicant ont d'ailleurs démissionné. D'autres sortent à peine d'un long arrêt maladie. C'est le cas d'Élisabeth Audigier, vice-présidente, qui devait reprendre son poste hier, mardi. Le fait qu'elle soit représentante du personnel et donc salariée protégée, n'a, d'après M. Pichery, en aucune façon modifié son choix de ne pas la licencier. « Je ne me suis même pas posé cette question, affirme l'administrateur provisoire. Mme Audigier avait un rôle d'exécutante alors que Mme Brigand-Béthune avait une responsabilité en tant que directrice. »
Un nouveau conseil d'administration sera élu en assemblée générale au mois de février. « Le prochain président aura la charge de choisir son directeur ou sa directrice. De leur entente et de leur bon fonctionnement dépendra, en grande partie, l'avenir de l'ADMR », prédit M. Pichery.
De son côté, Sandrine Brigand-Béthune pointe du doigt le conseil général, « juge et partie dans cette affaire » qui selon elle n'a pas suffisamment mis la main au porte-monnaie, via l'allocation personnalisée d'autonomie (APA). Une allocation qui permet aux personnes âgées dépendantes de faire appel aux aides à domicile et pour laquelle le conseil général a débloqué un budget de 9 millions d'euros en 2011.

Mélanie LESOIF-KADDAR

Finistère

ADMR 29. La grève reconduite

25 janvier 2012 - 1 réaction(s)

Hier, à Plabennec, les salariés de la Fédération ADMR du Finistère, en grève depuis cinq jours, ont décidé, à la majorité, de reconduire le mouvement jusqu'à ce soir, où l'on votera à nouveau. Ils avaient exigé une rencontre avec l'administrateur judiciaire et l'employeur, et posé des revendications (Le Télégramme de lundi). Ils ont vu Me Robert, pas Francine L'Hour, présidente. «Elle est à Paris. Nous n'avons pas pu caler les dates». Surtout, ils n'ont obtenu aucune réponse à leurs revendications. «Je ne peux pas parler du PSE (plan de sauvegarde de l'emploi). C'est compliqué de communiquer». Des salariés ont rétorqué que «la gouvernance a le droit de le faire. On a zéro information. Nous sommes tenus à l'écart. Alors que dans les associations, le"mercato"de l'ADMR a commencé, avec des bénévoles qui font leur marché auprès de certains d'entre nous, pour l'embauche dans les GCSMS (groupement de coopération sociale et médico-sociale)?».

«On arrête de travailler demain»

Dans la salle en revanche, se trouvait, hier, Michel Bauer, ex-directeur de l'Udaf du Finistère, à la retraite, à qui a été confiée la réorganisation de la Fédération. «Il partage votre opinion sur les points précédents», a confirmé Me Robert, allusion faite à la défaillance de la direction qui quittera la structure, hors PSE. «Il ne s'est même pas présenté. C'est affligeant», ont déploré quelques-uns des 90 salariés (sur 115), présents. Au fil de plus de deux heures d'une rencontre tendue, ils ont ainsi appris qu'outre leur travail (78 licenciements prévus), ils pouvaient perdre les congés acquis et qui n'ont pas été pris. «Des heures supplémentaires qui ne nous ont pas été payées. On arrête de travailler demain», ont-ils assuré. «C'est un vrai problème», a admis Me Robert. Car sur le terrain, les effets de la grève sont désormais perceptibles. «Dans les associations, des dossiers ne sont pas traités. À la Fédération, les factures ne partent pas. Les salaires des aides à domicile ne seront pas payés ou avec retard». Les salariés ont appris aussi que la créance de l'AG2R - elle se monterait à 4M€ -, avait été contestée par le juge-commissaire. «Aujourd'hui, nous n'avons rien obtenu. Peut-être que nous n'obtiendrons rien. Mais s'il faut se battre, c'est maintenant ou jamais, avant le 30janvier», a déclaré une salariée au moment du vote, coupant court au fatalisme ambiant. Comme annoncé vendredi, contact a été pris, par l'État, auprès de la Fédération.

  • Karine Joncqueur

 

Finistère

ADMR 29. Les salariés de la fédération en grève

19 janvier 2012 à 07h16 - 5 réaction(s)

Les salariés de la fédération ADMR 29 sont en grève reconductible depuis hier. Ils demandent à rencontrer la gouvernance, ainsi que l'administrateur judiciaire, et veulent les documents qui font défaut à l'analyse du plan social en cours.

Tous nos articles sur l'ADMR

«Je suis heureuse que ce mouvement ait lieu, livrent Annie, Françoise et quelques collègues en grève, au siège de la fédération, à Plabennec. Il exprime une grande lassitude, une usure, face au non-respect de nos employeurs vis-à-vis de nous. Nos instances représentatives n'ont pas les éléments nécessaires pour étudier la situation actuelle. Certains d'entre nous espèrent partir, d'autres veulent rester, tout le monde est très tendu». Ça fait plus de deux ans qu'un licenciement leur est promis, alors qu'ils pensaient la structure saine. «Jusqu'à présent, tous les salariés de la Fédération ont été de bons petits soldats, car nous n'ignorons pas que le sort des personnes aidées (28.000) dépend de notre travail. Les bénévoles nous le rappellent. Nous avons respecté cet aspect humain. Or, on se fout de nous. Les pouvoirs publics, qui ne bougent pas, aussi. Lors du plan social précédent (annulé par la cour d'appel de Rennes, en mai, NDLR), M. Derrien, le président de l'époque, disait qu'il fallait faire vite. Et nous sommes toujours là».

Plan social : 900 € par personne licenciée !
Mais le nouveau plan social ne prévoit que 70.000 € pour l'accompagnement des salariés licenciés, soit seulement 900€ par personne.
L'élément déclencheur du mouvement de grève a été le report d'une semaine, par l'administrateur judiciaire, de la deuxième et dernière réunion de consultation des salariés dans le cadre du plan social (78 licenciements sur 115 salariés), prévue le 23 janvier. «C'est une semaine de trop.La santé de plusieurs d'entre nous s'est dégradée. J'ai été absente cinq mois et les seuls mots de ma direction à mon retour ont été "Je ne pensais pas vous revoir". Nous ne sommes plus dans une relation humaine», témoigne Patricia.
En 2011, la fédération ADMR a enregistré 5.800 journées d'arrêt de travail pour 115 salariés, et 60 % d'entre eux ont été concernés par ces arrêts maladie. «Qu'en pense la CPAM ?». Hier, après avoir été reçus par la direction, un préavis de grève reconductible a été déposé. En fin d'après-midi, le mouvement a été reconduit à l'unanimité. Il y aura une incidence sur la trésorerie, pour le paiement des salaires: «Dans les associations, les aides à domicile (3.500) n'auront pas leurs fiches de salaire ou pas dans les temps», préviennent les grévistes. Sollicitée, la gouvernance ne nous a pas répondu.

> Le blog de Karine Joncqueur, journaliste au Télégramme.

  • Karine Joncqueur

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5 réactions

  • Bambou
    Allez oust !
    78 bons petits soldats virés, et le directeur-adjoint promu au poste de directeur général ! S'il y a bien des personnes à sanctionner il me semble que ça devrait être en premier lieu tous les cadres supérieurs et leurs compères, les administrateurs de ce capharnaüm
    Rien de changer, l'admr marche toujours sur la tête ...
    Face à l'incurie de la gouvernance et des pouvoirs publics, seuls les clients ont le pouvoir de dire STOP en allant voir ailleurs. Allez oust l’admr ! allez vous faire voir ailleurs…
    Ajouté le 19 janvier 2012 à 16h17
  • cjean1950
    Trésorerie truquée
    En mars 2011 j'ai recu la facture de la période mai 2010 à janvier 2011. Alors que j'ai mis en place un prélèvement automatique mensuel.
    En facturant avec 8 mois de retard, c'est facile de trouver un trou dans la trésorerie.
    On ne m'a même pas demandé si j'avais de l'argent sur mon compte pour payer 8 mois d'un coup.
    Ajouté le 19 janvier 2012 à 11h44
  • nicole29
    @delph29
    Je suis d'accord avec toi, aucun respect et que du mépris, Nous sommes seules, il n'y a personne pour nous défendre .
    La devise de l' A D M R " c'est si tu n'est pas contente tu vas ailleurs".

    Ton commentaire résume bien la situation des associations
    Ajouté le 19 janvier 2012 à 10h10
  • DomBreizh
    @delph29
    L'article ne fait pas malheureusement référence au positionnement des organisations syndicales et des représentants du personnel : que pensent-ils de la situation ? Je me rappelle de l'organisation d'un rassemblement syndical CGT et CFDT à Chateauneuf-du-Faou il y a quelques semaines...
    Quelques questions supplémentaires :
    Quelle est l'attitude du Conseil Général du Finistère, quelle est l'attitude des élus politiques du Finistère -les conseillers régionaux, généraux, les maires)? Quelle est la position du Préfet représentant de l'Etat.
    C'est vrai que les principaux partis politiques UMP et PS sont bien silencieux mais il n'y a pas que sur ce sujet.
    Les autres partis politiques (modem, Front de Gauche, NPA, LO) suivent-ils ou se sont ils exprimés sur ce sujet ?
    Les législatives approchant, ce serait bien de leur demander leurs positions sur le sujet de l'ADMR.
    La journaliste dont j'apprécie le travail sur ce sujet (voir son blog) pourrait elle nous préciser les notions de salariés (fédération-association) et ceux de bénévoles (rôle-pouvoir ?), delph29 soulève un problème qui me semble réel et important.
    Ajouté le 19 janvier 2012 à 09h07
  • delph29
    et les associations?
    on nous parle sans arrêt des salariés de la fédération, ok je comprends qu'ils vivent depuis 2 ans une situation explosive....mais dans les associations aussi nous le vivons très mal et cela personne n'en parle ! nous gérons au quotidien des personnes aidées qui se posent également des questions !
    une association a envoyé un courrier à la Présidente en octobre, nous n'avons toujours pas de réponse, aucun respect des salariés associatifs rien que du mépris !!! les pouvoirs publics c'est silence, les partis politiques idem, nous sommes biens seuls ! qu'une restructuration se fasse oui, cela est nécessaire , mais à quel prix humain?
    Ajouté le 19 janvier 2012 à 07h42

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En cas d'ouverture d'information l'ADMR de Corse-du-Sud sera partie civile
Publié le mardi 27 décembre 2011 à 10h00
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Titre - 15471767.jpg Les services de l'ADMR continuent de fonctionner malgré les problèmes judiciaires.

Marie-France Mosti, vice-présidente de la fédération d’associations d’aide à domicile, l’a assuré hier à l’issue d’un rendez-vous avec son conseil, Me Jean-Michel Mariaggi

L'enquête préliminaire se poursuit dans les services financiers de la DRPJ, mais l'affaire de l'ADMR de Corse-du-Sud semble très loin d'être close. En fin de semaine dernière, un cadre de la fédération d'associations d'aide à domicile était placé en garde à vue. Cette personne a été remise en liberté. Mais les investigations ne sont pas terminées pour autant. Et d'autres cadres devraient être entendus dans les semaines à venir par les policiers qui agissent sous la responsabilité du parquet d'Ajaccio.

Tout a débuté avec le refus de certification des comptes de l'ADMR par les commissaires aux comptes. « Nous sommes tombés de haut »,confirme Marie-France Mosti, la vice-présidente de la fédération d'associations qui est également responsable de l'association de Propriano.

Dès lors, tout s'accélère. Tandis que le directeur de la fédération d'associations présente une lettre de démission antidatée de la salariée soupçonnée d'avoir effectué des détournements, le président de l'association (en mauvaise santé) remet ses pouvoirs entre les mains de la vice-présidente.

Aucun danger pour la structure

Hier, Marie-France Mosti et la trésorière Marie-Angèle Bonardi se retrouvaient dans une position quelque peu inconfortable. D'une part, il leur faut absolument rassurer. « Il faut que le public sache qu'il n'y a aucun danger ni pour le personnel, ni pour la structure, ni pour les bénéficiaires », rappellent les deux membres du bureau de l'ADMR.

De manière détaillée, elles soulignent que l'ADMR compte plusieurs associations locales en Corse-du-Sud qui sont regroupées (comme dans toute la France) par la fédération ADMR qui est seule habilitée à traiter avec le conseil général notamment. En tout, ces associations emploient 850 salariés dans des domaines qui touchent uniquement à l'aide à la personne, notamment auprès de populations fragilisées (enfants, personnes âgées ou handicapées). Dans le département, la fédération gère deux EHPAD (établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) et regroupe en plus des 17 associations locales, 5 services de soins infirmiers et une unité Alzheimer. Une énorme machine indispensable pour des milliers de personnes qui ne va pas s'arrêter du jour au lendemain, malversations ou pas.

Mais si la structure est pérenne, on ne sait toujours pas jusqu'à quelle hauteur se montent les « trous » dans la caisse. Les premières constatations faisaient état de 250 000 euros. Certains enquêteurs évoquent jusqu'à 2 millions d'euros détournés au cours des 10 dernières années.

Hier, Me Jean-Michel Mariaggi affirmait qu'il était impossible que de l'argent issu du conseil général ait pu être dérobé. Si l'enquête devait aboutir à l'ouverture d'une information judiciaire et qu'un magistrat instructeur était nommé, l'avocat porterait la constitution de partie civile de l'association. Pour l'heure cependant il préfère rester prudent dans l'attente de nouvelles informations et en vertu de la présomption d'innocence.

« Oubliés de Noël »

En attendant, ce qui a sans doute perturbé les personnels, c'est qu'au moment où l'enquête était rendue publique, le traditionnel rendez-vous de Noël a été annulé cette année. Les « oubliés de Noël » de l'ADMR qui s'exprimaient hier dans un communiqué auraient aimé que cette reconnaissance annuelle ne leur soit pas ôtée. Ils auraient trouvé cela rassurant.

Détournement à l'ADMR: un cadre en garde à vue

Publié le vendredi 23 décembre 2011 à 07h15 - 5
Enquête pour détournement un cadre de l'ADMR - 15446670.jpg L'avocat de l'ADMR a affirmé que la gestion de l'association était « saine » et que les emplois n'étaient pas menacés. Michel Luccioni

L’association a assuré que la gestion du réseau était saine et n’aurait pas de répercussions sur  les emplois. L’enquête préliminaire a elle abouti à un placement en garde à vue jeudi à Ajaccio

L'ADMR de Corse-du-Sud va survivre, elle est en bonne santé. » C'est ce qu'a martelé hier l'avocat de l'association, Jean-Michel Mariaggi.

Depuis le début de la semaine, le réseau d'aide à domicile est au centre d'une enquête préliminaire pour des détournements financiers et des abus de biens sociaux. La liste des infractions pourrait allègrement s'allonger. La police judiciaire, en charge de l'enquête, a encore procédé hier à de nombreuses auditions pour comprendre les mécanismes de la fraude.

D'ores et déjà, on confirmait de source policière qu'une personne qui exerçait des fonctions de cadre au pôle d'aide à la personne en est en garde à vue au commissariat. Elle est fortement soupçonnée d'avoir détourné plusieurs centaines de milliers d'euros en surfacturant des prestations. Elle bénéficie tout naturellement de la présomption d'innocence et aurait présenté sa démission. « Au moins cinq manières de détournement seraient constituées », précisait-on avant-hier. L'une de ces méthodes aurait consisté à surfacturer des prestations au conseil général qui reverse l'allocation personnalisée à l'autonomie (Apa). A-t-elle agi seule ? Cela semble peu probable. D'autres cadres seraient bientôt entraînés dans la tourmente judiciaire.

L'enveloppe de cet argent public reversée à l'ADMR flirte avec les 13 millions d'euros en 2011. Ni vu, ni connu, des horaires étaient gonflés pour des aides à la personne qui n'était apparemment pas effectuées. « Il est facile de falsifier le système », note un professionnel. Les sommes récupérées étaient ensuite reversées sur un compte bancaire. Cette manœuvre nécessite-t-elle des complicités dans la banque ? C'est ce que les enquêteurs tentent de comprendre. Pour l'heure, la somme de 250 000 euros serait d'origine frauduleuse. « Les détournements se seraient échelonnés sur une période de 10 ans ont estimé les experts », poursuivait une source proche du dossier.

Rappelons, pour l'instant, aucune instruction n'a été ouverte. Il n'est donc pas question de mise en examen. Mais l'alerte semble bien réelle. « Il pourrait s'agir au total d'un détournement de plus de 2 millions d'euros »selon les premières estimations. Ce chiffre est bien entendu à prendre avec des pincettes.

Vieux démons

Rappel des faits. Les commissaires aux comptes avaient usé de leur droit d'alerte auprès du procureur de la République au mois de décembre. Plusieurs dysfonctionnements sont alors apparus.

Le parquet d'Ajaccio, (qui n'a pas répondu hier à nos sollicitations), déclenchait dans la foulée une enquête préliminaire. La suite, on la connaît, ou plutôt on l'appréhende dans les grandes lignes. Car il semble bien que l'administration ait déjà été alertée de tels agissements. En 2001, une femme exerçant des fonctions de cadre dans un pôle de l'Extrême-Sud avait démissionné pour des détournements de 100 000 francs (15 000 euros).

Dix ans plus tard, c'est le même fonctionnement qui est en cause. Quels sont les protagonistes de ce vaste système de malversations ? L'enquête ne le dit pas encore. Le conseil général peut-il contrôler la finalité des sommes publiques à répartir. La question est posée.

« Gestion saine »

En tout état de cause, l'association est sortie de son silence dans la journée.

Par la voix de son avocat, Me Jean-Michel Mariaggi, elle a tenue à rassurer ses employés et ses adhérents : « La gestion est saine, et l'ADMR qui en bonne santé va maintenir l'emploi et les services à la personne. »Sans se prononcer sur le fond du dossier, l'homme en noir indiquait que «la mission de service public n'était pas menacée ».Près de 900 employés sont salariés dans le réseau qui est le premier employeur privé du Sud de la Corse. Le message de l'ADMR tient en un mot : transparence.

À l'intérieur comme à l'extérieur. Mais pour l'heure, est-elle capable de mesurer l'ampleur du désastre ?

 

La directrice de l'ADMR sur la sellette

Publié le jeudi 22 décembre 2011 à 11H00 - Vu 65 fois


Aube - Absente depuis six mois de l'ADMR pour raison de santé, Sandrine Brigand-Béthune vient d'être convoquée à un entretien avec l'administrateur

Directrice de la fédération auboise de l'ADMR depuis juillet 2008, Sandrine Brigand-Béthune est sur la sellette. C'est du moins son ressenti puisqu'elle annonce avoir rencontré Philippe Pichery, l'administrateur provisoire, pour un entretien en vue de son licenciement mardi. Ce que dément formellement Philippe Pichery, désigné par le président du conseil général l'été dernier pour remettre l'ADMR en ordre de marche.
Depuis le 16 juin dernier, la directrice était en arrêt maladie. Le réseau se trouvait alors en plein chaos. Bon nombre des 33 associations, puis la fédération elle-même, déposaient les unes derrières les autres le bilan auprès du tribunal de grande instance.
« On a vécu des moments très compliqués. L'ADMR m'a fait beaucoup pleurer. Durant cette période j'ai été humiliée, j'ai été insultée. Cette période a été très destructrice pour moi », raconte aujourd'hui Sandrine Brigand-Béthune pour expliquer les problèmes de santé qui l'ont tenu éloignée de l'ADMR.

« Aucune décision n'a été prise »


Au début de ce mois, elle a reçu une proposition de rupture conventionnelle de son contrat de travail qu'elle décline. Le 20 décembre, elle indique être convoquée pour un entretien préalable au licenciement. « Philippe Pichery m'a reçue pour me donner la liste des griefs sur la facturation, le fonctionnement de la fédération et sur les comptes. Je devrais être licenciée au motif d'insuffisance professionnelle ». Certes, pour Sandrine Brigand-Béthune, l'employeur dispose d'un délai de 48 h pour réfléchir à l'argumentation de sa salariée mais pour la directrice, les dés sont jetés et son licenciement quasiment acté.
Sauf que Philippe Pichery dément formellement. « Je suis en discussion avec la directrice depuis plusieurs semaines pour savoir comment envisager son retour dans l'institution dans son intérêt à elle et dans l'intérêt de l'institution. À l'heure qu'il est, la question de savoir quelle suite donner à la carrière de la directrice de l'ADMR n'a toujours pas trouvé de réponse. Aucune décision n'a été prise. Cette décision je la prendrai, mais je la prendrai très tranquillement », souligne Philippe Pichery. L'administrateur fait par ailleurs valoir que compte tenu de l'arrêt maladie de la directrice, il n'a jamais pu échanger avec elle. À vrai dire, le départ en maladie de Sandrine Brigand-Béthune coïncide avec l'arrivée de Philippe Pichery aux commandes de l'ADMR. « Je ne lui ai rien reproché, j'essaie de comprendre la situation et je n'ai jamais eu l'occasion de discuter avec la directrice ».

Du gros trou au petit trou


Les interrogations de Philippe Pichery portent sur l'énorme décalage entre le déficit annoncé en juin pour les comptes 2010 de la Fédération départementale. À l'époque, l'ADMR annonçait un trou estimé à 1 200 000 euros. Au bout du compte Philippe Pichery annonce qu'il tournerait autour des 200 000 euros.
La montagne a accouché d'une souris. Un décalage que l'administrateur essaie de comprendre. Pas question pour l'administrateur de penser à des indélicatesses. « Je constate que la comptabilité était dans un état précaire, qu'il y a eu des comptes faits dans la précipitation avec de nombreux intervenants. La coordination entre eux a été défectueuse. Pour moi, c'est l'hypothèse la plus crédible ».
Pour Sandrine Brigand-Béthune c'est l'incrédulité. Elle évoque un déficit de 2008 évalué à 400 000 €, puis à 800 000 € en 2009. « Pourquoi aujourd'hui tout va si bien… Je me pose des questions ».

Catherine HOUNAU

Et aussi

 Finistère

ADMR 29. «Les enquêteurs ont fait des copies de documents»

8 décembre 2011 à 07h34 - Réagir à cet article

Lire également
ADMR 29 : le dossier de la rédaction

Dans le cadre d'une enquête préliminaire, pour «gestion douteuse» sur les comptes de la fédération ADMR 29, la division économique et financière de la police judiciaire de Rennes a mené une perquisition, mardi, dans les locaux du siège fédéral, à Plabennec (Le Télégramme d'hier). «Sept enquêteurs y ont passé la journée. Ils ont fait des copies d'un certain nombre de documents», a confirmé hier, Francine L'Hour, présidente de la fédération. «C'est la justice, je n'ai rien à dire», a-t-elle commenté.
Ouverte depuis 2010, à la demande du parquet de Brest, l'enquête porterait, notamment, sur les liens entre la fédération du Finistère et l'Union nationale ADMR. Lors de l'assemblée générale 2010, du 29 novembre, à Châteauneuf-du-Faou, Francine L'Hour avait informé de l'octroi d'un prêt de 548.000 € par l'Union nationale à la fédération ADMR 29, alors sous procédure de sauvegarde. Les aides dédiées à la branche famille (GAL du Nord et du Sud-Finistère) du réseau, versées par la Caisse d'allocations familiales, seraient, en 2007 et 2008, restées sur la comptabilité de la fédération. Dans ce cadre, les enquêteurs ont entendu les responsables des différentes structures.
Lundi, le tribunal de grande instance de Brest fera le point sur la situation de la fédération ADMR 29, actuellement en redressement judiciaire.

> Le blog de Karine Joncqueur, journaliste au Télégramme

  • Karine Joncqueur

07.12.2011

ADMR 29. Perquisition au siège de la fédération

La division économique et financière de la police judiciare de Rennes a mené une perquisition, hier, dans les locaux du siège de la fédération ADMR du Finistère, à Plabennec.


Huit enquêteurs y auraient étudié de près les comptes fédéraux. Une enquête, menée par la PJ de Rennes, a été ouverte en décembre 2010, à la demande du parquet de Brest pour "gestion douteuse". Cette perquisition intervient à moins d'une semaine (12 décembre) du point d'étape souhaité par le tribunal de grande instance de Brest, dans le cadre de la procédure de redressement judiciaire qui touche la fédération ADMR 29.

 

 

08:37 Ecrit par joncqueur

Finistère

ADMR 29. «On a un gros problème juridique sur 2009»

14 septembre 2011 - 1 réactions

Plus d'une centaine de responsables d'associations locales du réseau ADMR 29 étaient réunis, hier, à Châteauneuf-du-Faou. MeRobert, administrateur judiciaire, qui mène la procédure de redressement de la fédération, leur a délivré un message clair. 

«La fédération doit être une assistance aux associations. Le pouvoir doit être aux associations. Entre les deux, la transparence doit être totale. C'est indispensable pour la sauvegarde de l'ADMR. Ce n'est pas forcément dans la culture des salariés d'être dans l'assistance. Un cabinet d'audit externe va faire évaluer pour chacun d'entre eux un bilan de compétences. Ce n'est pas une chasse aux sorcières», a-t-il assuré. MeRobert a rappelé que cette réunion serait suivie d'une assemblée générale «extrêmement importante» le 4octobre, autour de la péréquation et réorganisation du réseau. Les projets présentés demandent à être affinés. «Toute idée doit être soumise à la fédération huit jours avant cette date». La péréquation du réseau a fait l'objet d'un début de polémique entre ancienne et nouvelle gouvernance. «Le principe est celui que nous avions proposé et que vous avez combattu», a reproché Yves Derrien. Polémique que MeRobert a fait taire. «Sur 2009, on a un très gros problème, d'abord d'ordre juridique. Le commissaire aux comptes ne peut pas les certifier s'il n'a pas une base juridique de la péréquation. Quelle est la solution pour sécuriser le tout? On fait valider la péréquation par les associations en assemblée générale, avec une mise en oeuvre rétroactive sur 2009. Même vis-à-vis de vos financeurs, vous n'avez pas de comptes pour 2009. Il est clair que le commissaire aux comptes va demander aux associations locales d'organiser leur assemblée générale avant l'assemblée générale ordinaire du réseau programmée en novembre». Concernant la réorganisation du réseau, Yves Derrien a craint que les groupements coopératifs, structure intermédiaire qui viendrait se glisser entre les associations locales et une «fédération d'expertise», rendent plus complexe le système.

  • Karine Joncqueur

1 réaction

  • monsieur paul
    perd équation = équation perdante
    Ça fait vraiment bizarre à certains d'être gouvernés par un administrateur judiciaire, ça provoque de drôles de sensations à ces mêmes personnages de savoir que leurs écrans de fumée vont se dissiper par la seule volonté de glasnost de ce même administrateur judiciaire...on fait une fixation sur 2009, mais qu'en est il des années antérieures qui étaient approuvées à tout va avec un matelas financiers qui fondait certainement de manière moins visible. Cependant petites associations, c'est le moment de prendre votre envol avant d'être de nouveau avalés par le monstre qui se nomme clairement aujourd'hui « perd équation » car en effet vous qui avez encore un potentiel, vous avez tout à y perdre, souvenez vous amis bretons que c'est en instaurant des caisses de péréquation, garantes de primes à la magouille et à la mauvaise gestion que les coopératives agricoles bretonnes se sont effondrées. Vous me direz que ça n'a rien à voir en effet, si ce n'est les mêmes combines qui mènent irrémédiablement dans les mêmes pétaudières monsieur paul
    Ajouté le 14 septembre 2011 à 18h14

Brest ville

ADMR 29. La mise en redressement judiciaire prononcée

29 juillet 2011 à 15h05 - 1 réaction(s)

Comme prévu, le tribunal de grande instance de Brest a prononcé cet après-midi la mise en redressement judiciaire de la fédération ADMR du Finistère. Elle compte, 119 salariés et "chapeaute" 92 associations (3.700 salariés et 30.000 familles aidées).

Le tribunal a également saisi un mandataire judiciaire - l'étude MB associés, mandataire judiciaire-, et a nommé un administrateur judiciaire, le cabinet de Me Robert - qui connaît bien le dossier pour avoir épaulé la même fédération dans le cadre de la mise sous procédure de sauvegarde - et de Me Merly, avec, surtout, une mission de délégation entière qui l'autorise à prendre en charge toute la gestion de la fédération. Le message ainsi délivré aux administrateurs bénévoles est clair : ils n'ont plus la main sur la structure.

La procédure et de six mois reconductible une fois, puis une seconde à la discrétion du parquet. Le dossier est renvoyé devant le tribunal de grande instance de Brest au 12 décembre. Avec possibilité pour l'administrateur judiciaire d'anticiper sur cette échéance.

  • Karine Joncqueur

1 réaction

  • monsieur paul
    à la pêche au gros
    les bénéficiaires, personnes aidées, salariés, bénévoles, aidants, peuvent enfin souffler et prendre une bonne bouffée d'oxygène; pour une période qui de fil en aiguille peut se prolonger jusqu'à vingt mois, c'est à dire 28 mars 2013.
    madame la présidente, et les 16 administrateurs lucides ont parfaitement accompli leur mission et peuvent se féliciter de contribuer au sauvetage de ce bel édifice.
    espérons qu'à l'appui de cette procédure, la lumière pourra être faite dans les comptes et que , même si l'on se trouve dans un cadre associatif, une certaine forme d'équilibre financier voire de rentabilité pourra se réaliser et aboutir à l'adoption d'un plan de redressement.
    maintenant que le conseil d'administration a enfin fait preuve de lucidité, c'est au tour des salariés d'en faire autant, faute de quoi la gabegie sera pire encore!
    satisfaction pour les détracteurs de l'admr: la chasse aux profiteurs est ouverte, et à partir d'aujourd'hui les organes liés à la justice ont la balle dans leur camp et sont sous les feux de la rampe de l'opinion démontrer leur volonté de rechercher les responsabilités des unions nationales, sociétés satellites et autres dans ce fiasco déplorable.
    il paraît que pour pêcher un gros poisson, il faut savoir patienter pour l'amadouer et ferrer sans trop lui faire mal.
    Ajouté le 30 juillet 2011 à 06h24

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Finistère

ADMR 29. La présidente dépose le bilan ce matin

22 juillet 2011 à 07h29 - 1 réaction(s)

Hier, Francine L'Hour, présidente de l'ADMR 29, a obtenu mandat pour solliciter du tribunal de Brest la mise en redressement judiciaire de la structure. Démarche qu'elle effectue ce matin.

L'annonce, mardi, d'un dépôt de bilan imminent a pris tout le monde de court. Y compris les120 salariés qui ont craint de ne pas être payés ce mois-ci. Hier, à Châteaulin, le conseil d'administration a, par 17 voix sur 23, mandaté sa présidente, élue depuis deux mois, pour déposer le bilan de la fédération auprès du tribunal de grande instance de Brest.
Une mesure assortie d'une demande de mise en redressement judiciaire. «Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi ça n'a pas été fait en 2009», a commenté la présidente. Ou encore, en décembre 2010, à la sortie d'une procédure de sauvegarde dont l'échec a été constaté par le tribunal. «C'est étonnant, évidemment !», ajoute-t-elle.

Fin de la fuite en avant
Le commissaire aux comptes n'a pas validé le résultat de l'exercice 2009. L'assemblée générale du réseau (92 associations) l'a suivi et n'a pas davantage entériné le budget prévisionnel 2011. La fédération ne s'est pas restructurée. Accordant de l'argent - 720.000 € en 2010 - aux associations qui n'en avaient plus, comme l'a indiqué Philippe Omnès, trésorier, qui a dénonçé une fuite en avant. Celles-ci, une vingtaine, subiront les effets collatéraux de la décision prise hier soir à Châteaulin.
À quelques administrateurs proches de l'ancienne gouvernance, réticents à accepter la mesure, Francine L'Hour a mis les points sur les i.

Entre moins 160.000 € et moins 320.000 €
«Comment va-t-on financer le plan de sauvegarde de l'emploi ? J'ai sur mon bureau, à la fédération, plusieurs demandes de ruptures conventionnelles de contrat. Comment je les paye? Je n'ai pas un sou. On a continué à accumuler les dettes et on n'a pas pris de décision». Après la demande de l'AG2R du remboursement de 342.000 € correspondant à une partie de la dette datant de 2009 (950.000 €), le solde de trésorerie de la fédération est négatif. Il varie de moins 160.000 € à moins 320.000 € au mois de juillet.
La fédération la plus importante du réseau national (près de 3.200 salariés et 30.000 familles aidées) va donc remettre son sort entre les mains de la justice. Va-t-elle quitter le giron national, dont elle fait fonctionner à hauteur de 10 % environ des sociétés privées, comme Filien ADMR ? Francine L'Hour n'a pas dit non. «Pour l'instant, on regarde».
Aujourd'hui, c'est le réseau tout entier (104.500 salariés) qui retient son souffle. Dans plusieurs départements, la situation est critique. Et avec l'entrée en vigueur de la nouvelle convention collective unique de la branche aide à domicile, probablement début 2012, l'enjeu économique est important.

  • Karine Joncqueur

 

Normandie : La colère des aides à domicile

Publié le jeudi 16 juin 2011 à 07H07

SOCIAL. Un mouvement de grève national a lieu aujourd'hui chez les aides à domicile de l'ADMR. Comme Béatrice Lamy à Sahurs qui réclame de meilleures conditions de travail.

Les salariées réclament une professionnalisation de leur secteur (photo archives Pôle normand)

Les salariées réclament une professionnalisation de leur secteur (photo archives Pôle normand)

L'ADMR, association du service à domicile, est la structure leader en France sur ce secteur. Un mot d'ordre de grève du zèle a été lancé aujourd'hui au plan national par les aides à domicile. L'ADMR en Seine-Maritime compte 4 000 salariés soit l'équivalent de 1 800 temps plein.
Béatrice Lamy fait partie de l'association de Sahurs et exerce son métier d'auxiliaire de vie depuis huit ans. « Je vais suivre ce mouvement, qui a déjà été lancé dans l'Aveyron et en Haute-Savoie, pour une raison principale, le souhait que l'on professionnalise nos fonctions », résume-t-elle.
L'organisation des jours de repos, le mode de rémunération, les indemnités kilométriques font partie des revendications de l'aide à domicile.
« J'ai un peu l'impression de me battre toute seule pour que nos conditions de travail évoluent : nous sommes encore payées à l'heure pour des personnes qui nous sont attribuées. Ce que nous voulons c'est travailler en équipe selon un système de modulation du temps de travail qui ne nous prive pas tout d'un coup de revenus quand on perd des clients décédés », explique Béatrice Lamy.
Autre grief invoqué par l'employée de l'ADMR, l'impossibilité d'avoir deux jours de repos consécutifs. Béatrice Lamy réalise 400 kilomètres par mois et trouve que l'indemnité kilométrique de 0,35 centimes d'euro est insuffisante d'autant plus que la révision en cours de la convention collective prévoit de ne plus inclure les trajets domicile-travail.
Globalement, l'organisation des associations ADMR, qui repose sur les bénévoles, lui paraît par bien des aspects trop archaïque. « J'aime mon métier mais je voudrais que l'on soit davantage reconnues », conclut-elle.
En réponse à ces critiques, Thierry Montreuil, directeur administratif de la fédération de Seine-Maritime, évoque la distorsion entre la nécessité de professionnalisation et le défaut de financement de structures comme les associations ADMR qui dépendent des départements. « Nous sommes financés grâce aux allocations APAH et APCH et les conseils généraux se trouvent en difficulté finanacière, ce qui représente une véritable difficulté pour les associations d'aide à domicile. » Il cite au passage des structures d'importance qui ont connu de grosses difficultés comme l'ARAPA à Rouen ou encore l'association de l'aide familiale populaire d'Harfleur qui a été mise en liquidation judiciaire.
« Au moment où nous parlons de plus en plus de la dépendance, nous n'avons pas les moyens d'améliorer le fonctionnement de nos structures », déplore-t-il.
 

V. B.

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  • FINISTÈRE

    Finistère

    ADMR. Une problématique nationale

    6 juin 2011 à 18h20 - Réagir à cet article

    Le réseau d’aide à domicile du Finistère (ADMR 29) souffre. Il est le plus important de France et son état, fébrile, est le plus visible. Mais d’autres fédérations sont également en grande difficulté. Elles mutualisent leurs expériences avec la volonté d’instaurer un mode de fonctionnement clair.

    Lire également :
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    Tous nos articles sur l'ADMR

    Premier réseau français des services à la personne (94 fédérations, 3.200 associations, plus de 100.000 emplois), l’aide à domicile en milieu rural (ADMR) vacille aujourd’hui dans plusieurs départements, comme dans Finistère, l’Aube, le Lot, le Pas-de-Calais, les Bouches-du-Rhône, le Jura... Fédérations et associations sont chapeautées par une Union nationale de plus en plus décriée. En opposition, certaines fédérations se réunissent depuis des mois. Avec le soutien de Clymats d’Entreprises, spécialiste lyonnais du conseil aux associations, elles travaillent à un projet alternatif. L’association Mirabelle a été constituée il y dix jours, point de départ avant l’ouverture d’un site internet, fin juin. L’outil permettra de rompre l’isolement des fédérations et d’échanger sur les difficultés et les solutions. Intérêts mercantiles Toutes ces fédérations ne vont pas mal mais toutes dénoncent les pratiques d’une Union nationale (*) aux intérêts mercantiles cachés (holding, filiales capitalistiques, comme Filien qui développe la téléassistance). Certaines n’ont pas souscrit à ses nouveaux statuts. "Le fonctionnement de l’Union nationale présente des faiblesses au plan de l’animation du réseau", pointait déjà, en 2008, un rapport de la mission d’enquête de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas). "Ses capacités d’intervention pour régler des situations difficiles dans les départements sont limitées". Un rapport bien fait. Enterré. Pourquoi ?

    Lettre à la ministre
    Dans l’Aube, 15 des 33 associations sont, depuis la semaine dernière, en cessation de paiement. La fédération de ce département vient d’écrire à Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités et de la cohésion sociale et va émettre une requête en justice contre l’Union nationale pour ingérence. Dans le Jura, un administrateur judiciaire vient d’être nommé. Le président et la trésorière, débarqués, attaquent en justice des comptes rendus de conseil d’administration qu’ils jugent diffamatoires. Dans le Lot, 22 des 33 associations ont quitté le réseau ADMR et se sont constituées en Société d’économie mixte (SEM). Dans le Pas-de-Calais, l’ancien directeur émargeait à plus de 20.000 € brut par mois, sans compter des avantages annexes. Le tout dûment cautionné par le président de l’époque, aujourd’hui décédé. Le dossier a été transmis au SRPJ de Lille. Une enquête est ouverte.

    Le temps est compté
    En Finistère, la fédération vient de changer de main. La nouvelle direction prend ses marques, découvre. Mais le tem
    ps lui est compté. La fédération a des dettes exigibles et dues de fait depuis le 20 janvier. Elle continue à perdre de l’argent. Les chiffres sont têtus. "La meilleure solution est effectivement le redressement judiciaire et la désignation d’un administrateur qui fasse le travail de reconstruction indispensable". Cette déclaration est de Pierre Maille, président du conseil général du Finistère, principal financeur. Elle date du 23 janvier dernier. Il y a plus de quatre mois déjà.

    * L’Union nationale à qui nous avons transmis nos coordonnées directes ne nous a pas répondu.

    • Karine Joncqueur

    MUTUELLE et CNSA

    « Dans la nouvelle convention collective, quatre groupes de Mutuelle ont été référencés. L’union nationale ne communique que sur un seul : l'AG2R. Par ailleurs, elle a capté la subvention de la caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (12 M d'euros, environ). Les fédérations qui n'ont pas adopté ses statuts ne peuvent en bénéficier. Elles nous imposent donc de faire fonctionner ses filiales ».

    INFORMATIQUE

    La fédération de l'Aube vient d’écrire à Roselyne Bachelot, Ministre des solidarités et de la cohésion sociale, et va émettre une requête en justice contre l’union nationale pour ingérence. Mais elle dénonce aussi un défaut d’informations de NSI, sa société informatique. « NSI a développé un logiciel qui n’est pas fini », a conclu, après enquête, un commissaire aux comptes de Millau. Un outil inadapté aux besoins de gestion des fédérations. Celle des Bouches-du-Rhône a créé et développe un produit plus performant qui intéresse d’autres fédérations : une source d’ennuis pour sa direction, sérieusement « chahutée » par l’union nationale.

    LES APPUIS DE L'UNION NATIONALE SONT PUISSANTS

    Ils déroutent les bénévoles de terrain et les salariés ignorants de ces www.odas.net/IMG/pdf/Actes_Albertville_2005-2.pdfréseaux à l'idéologie marquée. Danielle Dumas, ex-présidente de l'Union nationale, vient aussi de quitter ses fonctions de trésorière de l'UN, mais pas le réseau ADMR. Elle est la vice-présidente fondatrice du collectif Fraternité.

    Le collectif est issu de la fraternité, décrétée grande cause nationale en 2004 par le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, dont l'épouse devient, en 2005, la présidente d'honneur du collectif Appel à la Fraternité.Christian Poncelet, alors président du Sénat, signe la première charte départementale de la fraternité pour les Vosges.
     
    Dans le cadre des "Villages de la fraternité", il remettra les prix de la fraternité aux maires des villes "fraternelles". Le collectif milite pour une République des maires. "Ils peuvent devenir les fantassins du lien social en se réappropriant le sens de la fraternité", annonce-t-il sur son site internet. Et accueille tout ou presque des organismes de l'action sociale. Patrick Gohet, également membre fondateur, est depuis septembre 2009 inspecteur général de l'Igas . La même Inspection générale des affaires sociales qui, en 2007, enquêta sur le réseau ADMR.

    • Karine Joncqueur

    LE MINISTERE DES SOLIDARITES ET DE LA COHESION SOCIALE TRES DISCRET

    Le ministère de Roselyne Bachelot est très discret depuis le début de l'année sur la "Dépendance", pourtant décrétée Grande cause nationale en 2011. Nous l'avons interpellé sur la problématique ADMR. Aucune des grandes fédérations UNA, ADMR,... n'a pu donner une liste exacte des associations en difficultés. Il a été demandé de transmettre du concret. Parmi les pistes d'amélioration retenues, il faut aider les Conseils généraux qui ne disposent pas toujours des bons outils de pilotage. Avec la mise en place d'un référentiel d'analyse des coûts de revient des services. Il faut réfléchir à une amélioration du mode d'allocation des ressources et donc du mode de tarification. Une réforme pourrait intervenir en 2012. La Ministre a proposé une enveloppe de 90 M d'euros, en fonction des réserves de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie. Mais il faut faire le diagnostic avant d'apporter le remède>. A l'automne, l'Etat pourrait venir en aide aux départements les plus touchés, sous réserve de compétences affichées.

    Finistère

    ADMR 29. Le plan de sauvegarde de l'emploi annulé

    21 mai 2011 - Réagir à cet article

    La cour d'appel de Rennes a annulé, hier, le plan de sauvegarde de l'emploi (86 licenciements, dont 52 secs) mis en oeuvre à la fédération ADMR du Finistère, il y a plus d'un an. Il était contesté par le CE et la CFDT santé-sociaux 29.

    La cour d'appel de Rennes a confirmé, hier, les demandes du comité d'entreprise (CE) de la fédérationADMR du Finistère (128 salariés) et de la CFDT santé-sociaux 29, de l'annulation du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) initié il y a plus d'un an par la fédération. La cour d'appel a estimé que le CE avait été informé de façon irrégulière et insuffisante au cours de la procédure. Elle a également constaté l'insuffisance du PSE et donc sa nullité. En clair, on ne licencie plus, on ne reclasse plus: on repart à zéro. La fédération a, en outre, été condamnée aux dépens. Contacté, YvesDerrien, président, ne nous a pas répondu. Ce jugement est contraire à celui rendu le 22novembre dernier par le tribunal de grande instance de Brest. «Nous sommes satisfaits car c'est bien sur la forme de ce PSE, sur le non-respect des procédures, des personnels que nous avions attaqué en justice», témoigne DenisThéréné, pour la CFDT santé-sociaux. «Nous n'avions pas compris le fait d'être déboutés à Brest. Ça laissait le champ à n'importe qui de faire n'importe quoi, n'importe comment dans l'entrepriseou dans l'association».

    «Les bénévoles doivent être accompagnés»

    Les bénévoles ne sont pas au-dessus des lois relatives au droit du travail. «Ce jugement montre l'incompétence et la carence de la gouvernance actuelle. Nous comptons sur une prochaine gouvernance pour pouvoir construire quelque chose de raisonnable. Pour que les salariés qui souffrent, puissent partir dans de bonnes conditions», a commenté le CE. Des présidents d'associations locales abondent: «Il faut en finir avec l'amateurisme. Des bénévoles peuvent conduire ce genre de procédure mais en étant accompagnés correctement. Il y a des avocats pour ça. On n'a pas le droit de jouer avec la vie des gens, avec l'argent public, comme ici. Nous avons été sidérés d'apprendre qu'ils (la gouvernance, NDLR) ont osé envoyer des lettres de reclassement aux salariés sans même connaître la décision de la cour d'appel». Lettres à mettre à la poubelle.

    Des conséquences financières graves

    Mais cette annulation du PSE va avoir des conséquences financières graves pour une fédération dont on ne sait comment elle évite encore la cessation de paiement et accumule les pertes depuis trois ans. «Le dernier plan de trésorerie avancé ne tient pas compte des dettes à rembourser et est entièrement basé sur les économies réalisées par la mise en place du PSE...». La gouvernance fédérale devrait passer aux mains des 60 associations dissidentes le27mai prochain, date d'une assemblée générale exceptionnelle élective (*). «Il faut déposer le bilan. Et vite. Mais comment faire? Le dossier est très lourd. C'est à la justice et aux ministères concernés d'agir».

    Le 27mai, à 14h, la CFDT invite les salariés à une manifestation à Châteaulin, au Juvenat où se tiendra l'assemblée générale exceptionnelle élective.

    • Karine Joncqueur

    Finistère

    ADMR 29. Le directeur a démissionné

    14 mai 2011 - Réagir à cet article

    David Guillouard, directeur de la fédération ADMR du Finistère, a donné sa démission, hier. Il avait pris ses fonctions en décembre, au lendemain du constat d'échec par le TGI de Brest d'un an de procédure de sauvegarde. Une «péripétie» de plus dans un dossier hors norme. Le 23mars, Yves Derrien annonçait la démission collective du conseil d'administration, effective le 27mai, date d'une assemblée générale exceptionnelle élective. Or, trois administrateurs n'ont pas démissionné. La convocation d'une assemblée générale extraordinaire, dans les quinze jours, était incontournable. Ce ne fut pas fait. Ce qui peut arriver? Que le pouvoir soit vacant. Que le tribunal se saisisse du dossier. La mise en redressement judiciaire sera inévitable. N'importe qu'elle association, membre du CE pourra faire invalider cette élection. Par ailleurs, loin de ne se charger que des affaires courantes comme annoncé, la gouvernance fédérale a décidé la création, au 1erjuin, d'un poste d'attaché de développement Téléassistance (Filien ADMR). Elle a présenté des soldes bancaires (qui ne tiennent pas compte des dettes). Ils font état d'une «rupture de financement» au 31juillet. Plan qui mise sur le remboursement de la dette AG2R (branche retraite) de 950.000€ différé à janvier 2012. Ce n'est pas acquis. L'arrêté des comptes pour 2010 laisse apparaître un solde négatif de 760.000€. Comme après six mois d'exercice. Une économie réalisée sur le dos de l'assurance-maladie qui paye les nombreux arrêts des salariés. Enfin, l'association d'Huelgoat(60salariés, 300 personnes aidées) a, elle, été placée en redressement judiciaire.

    Plus d'information sur le site internet letelegramme.com

    • Karine Joncqueur

    Finistère

    ADMR 29. Des anticipations hasardeuses

    30 avril 2011 à 07h57 - 1 réaction(s)

    Un comité d'établissement de l'ADMR 29, dont les élus ont saisi le parquet à la mi-avril, s'est tenu hier.

    Il a beaucoup été question du Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), pour l'heure suspendu. Mais que le conseil d'administration démissionnaire, désavoué par l'assemblée générale à trois reprises, entend mettre en oeuvre dès le 20 mai, date à laquelle la Cour d'appel de Rennes rendra son jugement. Une situation qu'aura à gérer le nouveau conseil d'administration, élu une semaine plus tard. 21 candidats, majoritairement dissidents de la gouvernance actuelle, se sont fait connaître. Et 21 postes sont à pourvoir. Ils seront donc tous élus et pas forcément ravis d'hériter d'une situation qu'ils ont, par les urnes, désapprouvée.
    Par ailleurs, la fédération du Finistère et l'Union nationale, respectivement représentées par Yves Derrien, président, et Jean Vernhet, à l'origine de la création des sociétés satellites privées de l'Union nationale, ont été reçus par le bureau de la branche retraite de l'AG2R La Mondiale, principal créancier de l'ADMR 29. Un étalement de la dette du quatrième trimestre 2009 (950.537 €) sur douze mois à compter du mois d'octobre leur a été demandé. Le conseil d'administration de l'AG2R La Mondiale sera attentif aux garanties financières apportées, comme exigées. Anticipant sur un avis positif de son créancier, le nouveau plan de trésorerie de la fédération ADMR 29, laisse néanmoins entrevoir un passif supérieur à 800.000 € en juillet.

    • Karine Joncqueur

    1 réaction

    • baboo
      RECTIFICATION
      C'est la deuxième fois que Madame Joncqueur dit que le parquet a été saisi par le CE mi-avril.

      Cela fait croire que le CE a engagé une nouvelle action judiciaire.

      Ce n'est pas le cas (à ma connaissance).

      Dans le cadre de la procédure d'appel - en cours - le CE a remis au juge des informations qui lui ont été demandées.

      C'est ce que j'ai compris des infos que le CE a transmises.

      Il serait donc erroné d'affirmer que "les élus ont saisi le parquet à la mi-avril".

      "Les anticipations hasardeuses" ... desquelles parle-t-on?

      Mais il se peut que je me trompe. Dans ce cas il serait bienvenu d'obtenir la véritable information.

      Pour que mon intervention soit bien comprise:
      J'apprécie sincèrement le travail et le courage de Madame Joncqueur depuis le début de cette affaire. Les infos qu'elle fournit sont bien souvent les seules que les salariés de l'ADMR eux-mêmes obtiennent.

      Ces salariés travaillent dans des conditions de mal-être inimaginables, vu de l'extérieur. Toute information est donc l'objet d'hypothèses, de craintes et d'espoirs.

      C'est pourquoi il m'a paru indispensable de mettre le doigt sur cette question qui me semble obscure.

      Merci de nous éclairer.
      Ajouté le 30 avril 2011 à 13h51

    Finistère

    ADMR 29. Le procureur saisi par le comité d'entreprise

    16 avril 2011 - Réagir à cet article

    Comme l'y autorise la loi, le comité d'entreprise de la fédération ADMR29 vient de saisir le procureur du tribunal de grande instance de Brest. Profondément inquiet quant à l'évolution actuelle du réseau.

    Le réseau d'aide à domicile en milieu rural du Finistère (une fédération et 92 associations, 3.700 salariés, 30.000 familles aidées) va-t-il se restructurer par la voie judiciaire? Celle que souhaite le conseil général du Finistère, principal financeur, via l'Apa (allocation personnalisée d'autonomie), avant tout engagement de sa part. Après plus d'un an et demi d'une gestion confuse, chaotique, douloureuse pour les salariés, après plusieurs procédures en justice, la chose est désormais envisageable. Le ministère public peut, en effet, donner suite à la démarche des élus du comité d'entreprise (CE).

    Très inquiet quant à l'évolution du réseau

    Même si la fédération ADMR29 assure ne pas être en cessation de paiement, le CE juge qu'il est de sa responsabilité de saisir le parquet de Brest. Par lettre, il l'a informé de sa profonde inquiétude devant l'évolution actuelle du réseau. Il pointe aussi les dysfonctionnements d'un an de procédure de sauvegarde jusqu'à l'échec constaté par le TGI de Brest, en décembre2010. «Le montant des dettes gelées a varié et les dettes des associations locales envers la fédération ont largement augmenté». Il dénonce le gel du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) décidé par la gouvernance. Et rappelle que la procédure d'alerte activée par le commissaire aux comptes de la fédération (la troisième depuis 2009) est entrée dans la quatrième et dernière phase possible. Ce dont a eu connaissance fin mars, comme le veut la loi, le président du TGI de Brest. Le comité d'entreprise de la fédération pense aussi que l'ingérence forte de l'union nationale dans la gestion de la fédération du Finistère a pour objectif de maintenir à flot un client important des sociétés satellites privées de cette UN.

    «Repenser le réseau dans son ensemble»

    Le fonctionnement économique et social du réseau est complexe. Le CE juge qu'il est impératif de le repenser dans son ensemble. Si le TGI de Brest ne l'a pas reconnu en tant qu'unité économique (2décembre 2010), les liens entre la fédération et les associations locales ne peuvent être niés. Un exemple récent: le budget prévisionnel 2011, présenté par l'expert-comptable de la fédération en assemblée générale mi-mars, mêlait trésorerie de la fédération et des associations. Plusieurs d'entre elles sont déjà placées sous procédure de sauvegarde. Le TGI de Quimper vient de décider la mise en redressement judiciaire de l'association Kreiz-ar-Vro (sept communes et une cinquantaine de salariés), dont le siège se trouve à Saint-Goazec. Procédure qu'a également demandée Huelgoat, en attente d'une réponse. Il y a urgence. Que va décider le ministère public? Une demande d'ouverture de mise en redressement judiciaire, qu'il pourrait étendre à l'ensemble des associations locales, est très probable.

    • Karine Joncqueur

    Finistère

    ADMR 29. Comment la fédération évite le dépôt de bilan

    31 mars 2011 - 5 réaction(s)

    Comment la fédération ADMR du Finistère parvient-elle à éviter le dépôt de bilan malgré l'échec constaté, en décembre 2010, d'un an de procédure de sauvegarde et des dettes de 5,5 M€ rendues exigibles?

    Décembre2010: le tribunal de Brest constate l'échec d'un an de procédure de sauvegarde au bénéfice de la fédération ADMR du Finistère. Mais il n'est pas suivi d'une cessation de paiement dans les 45 jours, parce que ses dettes (5,5M€) exigibles ne l'ont pas été par les principaux créanciers, dont le groupe AG2R La Mondiale (prévoyance et retraite).

    Avis défavorable

    Ses créances représentent à elles seules 61% du passif de la fédération. L'AG2R La Mondiale tient donc entre ses mains l'avenir immédiat de la Fédération finistérienne et du réseau, qui compte environ pour5M€ de son chiffre d'affaires. Le 23mars, le conseil d'administration de la partie prévoyance (AG2R), où siège le président de l'Union nationale ADMR, Michel Tanfin, a contenté la fédération 29 en lui accordant un règlement différé à compter du 1erjanvier 2012, sur 36mois, d'une dette de 325.695 €. Réuni mardi, le CA de l'UGRR Isica (branche retraite) s'est dit défavorable à un nouveau délai de paiement de 950.537 € relatifs aux cotisations du 4e trimestre 2009 (celles du 4e trimestre 2010 ne sont que partiellement payées). Il estime que face au déficit de trésorerie de 1,1M€ prévu en juillet2011, les solutions envisagées semblent aléatoires pour en permettre la couverture. Il veut rencontrer le président Derrien, ainsi que l'Union nationale pour connaître le fonctionnement du réseau et l'origine de ses fonds. À ce jour, la fédération 29 doit se libérer de ce règlement sur 12 mois à compter de fin mars. Or, le plan de trésorerie prévisionnel de la fédération 29, limité à l'exercice 2011, a été établi en misant sur un avis favorable de l'AG2R La Mondiale sans lequel le dépôt de bilan serait immédiat (-71.595 € en avril).

    Soutien abusif

    Tout nouveau soutien que le Groupe apporterait à la fédération du Finistère, dont le réseau continue à perdre de l'argent, pourrait être juridiquement considéré comme abusif. Mardi, il a été rappelé aussi, en CA de la branche retraite du GroupeAG2R, que «la consanguinité avec des sociétés capitalistiques appartenant à la mouvance ADMR nationale est génératrice de conflit d'intérêts et d'usage dispendieux de fonds publics et sociaux». En cas de dépôt de bilan de la fédération, les autres créanciers, s'estimant lésés, seraient fondés à mettre en cause la responsabilité du Groupe pour soutien abusif d'activité. Et, bien qu'elle ne soit pas déclarée, la cessation de paiement peut remonter à 18 mois à partir du jugement d'ouverture d'une mise en redressement judiciaire qu'induirait un dépôt de bilan.

    Soutenue par une Union nationale aux appuis puissants, la Fédération obtenait aussi des acomptes, de certains de ses partenaires financiers, comme la Carsat Bretagne (150.000 € pour 2011).

    • Karine Joncqueur

    5 réactions

    • monsieur paul
      EQUITE REMISE EN CAUSE
      Créance exigible et exigée, lourd silence de pole emploi et de l'urssaf qui sont certainnement pris dans la nasse. Dès aujourd'hui, tout petit employeur poursuivi peut se prévaloir de cette non exigeance passive de la part de l'entité de recouvrement des cotisations pour à son tour invoquer une discrimination passive.
      La pente est dangereuse et peut amener tout naturellement à inciter à une résistance citoyenne au vu du privilège tacite de non exigibilité accordé à admr29.
      De même pour carsat accordant une avance de trésorerie à admr29 peu être au détriment d'autres ayant droit, mais surtout au risque grâce à ce précédent, d'obliger à généraliser une telle avance à toute structure qui en ferait la demande dans la france entière......
      EXCELLENT ARTICLE POUVANT AIDER A SAUVER BEAUCOUP D'ENTREPRISES
      monsieur paul
      Ajouté le 31 mars 2011 à 12h26
    • lorraine.mirabelle
      Deux poids, deux mesures : il faudra rendre des comptes
      Je rejoins tout à fait Monsieur Paul dans on analyse et je m'interroge quand au maintien des droits des salariées dont les cotisations AG2R (et autres organismes privés) n'ont pas été réglées en totalité depuis 2009. Tant que le moratoire consenti par l’AG2R (prévoyant l’échelonnement dans le temps de ces cotisations échues) existe encore, il ne devrait pas y avoir de problème….
      Mais en cas de dépôt de bilan qu’en sera-t-il ?
      Enfin, par souci d’équité, je proposerais aux administrateurs dirigeant le groupe AG2R d’étendre le bénéfice de ces dispositions d’étalement de cotisation à toutes les entreprises adhérentes, capitalistiques et associatives (y compris celles d’autres fédérations départementales ADMR) qui en feraient la demande "justifiée bien sur " comme l’ADMR …….
      Médiatiquement, l’AG2R pourrait ainsi afficher son éthique solidaire sur les grandes voiles des bateaux qu’elle sponsorise afin qu’ils participent annuellement à des trophées maritimes ……. forts dispendieux :
      - Retrouvez des vents favorables grâce à l’AG2R,
      - En cas de démâtage ou de fausse route, l’AG2R est à vos côtés,
      - Ne buvez pas la tasse, l’AG2R est là pour vous maintenir à flots….
      Après cet humour un peu déplacé, je le concède, je m’interroge sur l’impact financier de cette politique de soutien abusif : car elle s’applique à une structure en déshérence, gérée jusqu’alors par des administrateurs incompétents et irresponsables…..
      Car, l’application au domaine financier de la célèbre maxime du chimiste LAVOISIER concernant l’énergie se traduirait aujourd’hui par : " RIEN NE SE CRÉE, RIEN NE SE PERD TOUT SE TRANSFORME, ET MEME S’EVAPORE A CERTAINS MOMENTS ! "
      Restera aux cotisants encore solvables, entreprises et salariés, d’apprécier la "bonne " gestion des administrateurs qu’ils ont élus pour les représenter au sein des conseils d’administration du groupe AG2R….. Mais cela est une autre affaire.
      Ajouté le 31 mars 2011 à 11h25
    • françois louis
      Entraide et solidarité
      Quelles belles perspectives que le message ADMR rabaché depuis des années, entraide, solidarité valeurs fondatrices du réseau; Bien perverti le réseau, des bénévoles qui "travaillent " pour des sociétés privées dont les actionnaires sont des membres du réseau qui touchent des dividendes en euros sonnants et trébuchants. Et les subventions municipales versées aux associations ADMR locales pour quoi faire? Pour alimenter ce système (restaus, voitures de fonction.......)ou aider des personnes défavorisées ? Il serait utile de remettre ce système à plat ou d'en réinventer un transparent sous controle.
      Ajouté le 31 mars 2011 à 11h00
    • nicole29
      presser un peu sur le citron
      Qui va payer la cotisation de 30 euros par Mois.. l'association ou l'employée?.
      Il y aurai aussi un projet que l'employée s' assure pour les trajets clients à clients.
      C'est nous qui travaillons et c'est nous qui devons faire des sacrifices. Pendant que les actionnaires et les cadres en profites.

      Un mot pour les syndicats.

      Il faut nous prévenir au moins 48 heures avant la grève par voie de presse pour que l'on puisse d'organiser. merci.
      Ajouté le 31 mars 2011 à 09h48
    • monsieur paul
      entre privilège et discrimination
      nous sommes bien dans le droifil de ce qui est programmé: agr2r sera dès 2012 amenée à encaisser un forfait mensuel 30€ par salarié en guise de couverture complémentaire santé devenue obligatoire à cette date probable, soit 6666 salariés sur un an pour combler leur créance admr29 de 2.4millions d'€, une goutte d'eau lorsqu'on considère le nombre de salariés affiliés, mais que ne ferait-on pas pour sauver un si bel outil qui est voué aux déficits chroniques.
      EN EFFET POUR QUE LA CESSATION DES PAIEMENTS SOIT AVEREE LA CREANCE DOIT ETRE EXIGIBLE ET SURTOUT EXIGEE ET DANS CE SENS LA JURISPRUDENCE EST CLAIRE ; mais d'un autre côté ag2r introduit aujourd'hui un précédent intéressant pour tous ses petits cotisants qui pourraient se déclarer en droit d'être soumis au même régime de faveur faute de quoi ils pourraient aisément invoquer une attitude discriminatoire à leur égard
      monsieur paul
      Ajouté le 31 mars 2011 à 04h52

     Finistère ADMR 29. Assemblée générale demain à Châteaulin
    17 mars 2011 à 09h26 - 5 réaction(s)
    .


    .Le commissaire aux comptes de la fédération aide à domicile en milieu rural (ADMR) du Finistère ayant activé le niveau 3 de son droit d'alerte, une assemblée générale essentielle se tiendra demain, à 14h, au Juvénat, à Châteaulin.

    La fédération se trouverait dans une impasse de trésorerie au 31juillet, avec plus d'1M€ à sortir (dont 800.00 € environ pour le plan de sauvegarde de l'emploi, actuellement en suspens). Cessation de paiement ou liquidation donc, sauf à ce que l'État lui fasse «un don» ou à ce que des banques lui accordent un prêt (mais pour cela, il faut être solvable). La première hypothèse est également peu probable, compte tenu de l'existence de sociétés privées capitalistiques que fait vivre le réseau ADMR. Elles sont chapeautées par la holding «Les Domiciliennes», dont le chiffre d'affaires était en progression de 16% en 2009 (par rapport à 2008) et qui, cette année-là, a annoncé une masse salariale de près de 400.000 € pour... six salariés, mis à la disposition des sociétés privées en question.

    Préavis de grève


    La CFDT Santé Sociaux du Finistère a déposé un préavis de grève pour la journée de demain de midi à 18h pour l'ensemble des salariés des associations et du personnel fédéral «afin de leur permettre d'exprimer leur désarroi face à une situation de crise qui perdure depuis maintenant deux ans. Nous appelons tous les salariés à se mobiliser».


    K.J 


    5 réactions
    nicole29
    et nous!!!
    nous sommes contrôlées aux Km près.....
    Ajouté le 18 mars 2011 à 14h42
    Bri
    La suite
    Et qui est la présidente de "Les domiciliennes".......
    Ajouté le 17 mars 2011 à 19h48
    avril29
    décence
    que six salariés mis à disposition de la holding les domiciliennes se partagent 400000 € de salaire annuel relève d'une totale indécence, soit plus de 65000 € par an et par salarié. Que l'Admr puisse oser espérer un "don" de l'état pour combler un déficit prévisible, déficit qui est le résultat d'une gestion plus qu'hasardeuse dans les années passées, est inadmissible. En 2006, le réseau finistérien disposait de fonds importants. Qu'on nous explique comment un tel déficit a pu être creusé en deux ans. Il est grand temps que toute la transparence soit faite dans cette affaire.
    Ajouté le 17 mars 2011 à 15h10
    françois louis
    Et ailleurs
    Enfin quelqu'un commence à comprendre... Mais qui sont ces actionnaires??? Pas des présidents honnêtes et désinterressés.. pas des Directeurs intégres... pas ceux qui ont des voitures de fonction et des cartes bleues ADMR.... pas possible...
    Ajouté le 17 mars 2011 à 11h40
    Bambou
    bénévolat et royalties
    Soit un salaire mensuel moyen supérieur à 5500 € pour chaque salarié des domiciliennes !
    Quand de très nombreuses aides à domicile de l'admr, condamnées au temps partiel, perçoivent moins de 700 € brut mensuel !!!
    Et qu'en est-il des jetons de présence et autres "royalties" perçus par des administrateurs d'admr supposés "désintéressés", mais qui ont une double casquette qui leur rapporte gros car ils sont aussi administrateurs de ces sociétés "domicilennes" (Filien...) ?
    Ajouté le 17 mars 2011 à 08h22
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    .

     

      

     

    ADMR 29. "La gouvernance est-elle consciente des risques de cette grève pour le réseau ?"

    20 janvier 2012 à 13h17 - Réagir à cet article

    Au troisième jour de grève, une bonne quarantaine de salariés de la Fédération ADMR du Finistère s'est réunie, ce vendredi matin, dans le hall d'accueil du siège, à Plabennec. Ils exigent une rencontre rapide avec Francine L'Hour, présidente, et Me Robert administrateur judiciaire, ainsi que les documents indispensables à une analyse du plan social en cours (78 licenciements pour 115 salariés).

    Vers 11 h, Thierry Rivoal, directeur, leur a apporté les réponses suivantes. "Le prévisionnel de trésorerie sera transmis dans l'après-midi aux élus, ainsi qu'au CHSCT. Tous les documents demandés ne seront pas forcément prêts. Ils sont en cours de finalisation. Il n'y aura pas de rencontre avec la présidente et Me Robert", a-t-il informé, provocant un tollé.
     
    "C'est l'employeur qui a fixé le calendrier du plan social. Pas nous. Sont-ils conscients des risques de cette grève pour le réseau ?, ont interrogé les salariés. "L'APA n'est pas traitée. Il y aura des problèmes de trésorerie pour assurer les salaires des aides à domicile (3.500, environ). Ce n'est pas le but mais nous ne pouvons plus faire autrement. Francine L'Hour a-t-elle prévenu les associations sur ce point ?". "Non, il n'y a pas eu de communication de la gouvernance aux associations sur ce point ?", a admis Thierry Rivoal, dans l'incapacité d'apporter plus de réponses aux interrogations du jour.

    Le Conseil général sans nouvelle de la gouvernance depuis plusieurs mois
    En Matinée, Francine L'Hour a adressé un courrier demandant aux associations de regarder en priorité les candidatures du personnel fédéral, sous la menace du plan social, pour un reclassement. "Seuls des postes de secrétaires pourraient exister à condition qu'il y ait des départs", ont réagi des responsables.

    Aucun courrier n'aurait en revanche été adressé aux responsables des groupements de coopération sociaux et médico-sociaux qui, eux, vont embaucher prochainement.

    Les représentants du personnel ont ensuite fait, à leurs collègues, une restitution du rendez-vous d'hier avec le Conseil général, principal financeur via l'APA. "Pierre Maille nous a dit qu'il était sans nouvelle de la gouvernance depuis plusieurs mois. Il a vu passer une demande de tarif de 22 euros/heure produite pour les GCSMS. Un tarif qu'il n'accordera pas à ce niveau. Au niveau de l'autorisation, il ne reconnait que la Fédération et il ne reconnaitra que la fédération".

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    Tous nos articles sur l'ADMR 29
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    Le blog de Karine Joncqueur sur l'actualité de l'ADMR 29

    • Karine Joncqueur
  • Finistère
    ADMR 29. Le projet de réforme bien accueilli
    5 février 2011
    .


    .À Pleyben, là où le mouvement ADMR est né il y a plus de 60 ans, un projet de refondation du réseau a été présenté, hier. Il a reçu un bon accueil.

    Créé il y a deux mois environ, le comité de pilotage du projet de refondation avait invité les92associations locales du réseau ADMR à cette première présentation. Une cinquantaine étaient représentées, d'autres excusées. «Les deux dernières assemblées générales et les trois votes négatifs ont remis en cause la légitimité de la gouvernance actuelle de la fédération. Or, elle ne bouge pas. Face à cette inertie et devant la gravité de la situation, nous devions faire quelque chose, faire preuve de transparence», justifie René Abgrall au nom du comité. «Mais le problème était de savoir s'il y avait une volonté d'évoluer ou pas. La réponse obtenue ce soir est oui». L'idée, pour le comité de pilotage, est de s'affranchir de la fédération ou de prendre le pouvoir et de la réformer. Son projet tient en quatre points majeurs: la structure de la fédération serait allégée en personnel. «Il faut en finir avec la cooptation»; les associations seraient employeurs; elles conserveraient leur autonomie juridique et économique; l'organisation sur le terrain prendrait appui sur les associations existantes et sur les territoires d'action sociale. Cinq ou six associations se constitueraient en groupement, qui embaucherait un responsable de secteur et un comptable missionné pour traiter des salaires, de la facturation.

    «Nous avons l'accord de Pierre Maille»

    «Nous avons l'accord de Pierre Maille, président du conseil général, pour tarifer des sous-groupes. Il veut que le service reste public». Aujourd'hui, la fédération ADMR échappe à la cessation de paiement grâce à l'argent des associations et à des délais de paiement accordés par l'AG2R jusqu'au 28février et 28mars. Mais ils sont assortis de majorations de retard. La dette s'alourdit, donc. «La gouvernance part du principe qu'elle est indélogeable. Or, au conseil d'administration, il manque sept membres».

    Une invitation de Roselyne Bachelot

    Dans l'après-midi, en présence du commissaire aux comptes, les élus du comité d'établissement n'ont, eux, obtenu du directeur fédéral, choisi par l'Union nationale, que peu de chiffres. «Tout est très flou. Nous envisageons un recours en justice pour avoir des informations». Afin que la gouvernance de la fédération du Finistère s'affranchisse du joug de l'Union nationale, omniprésente, Marguerite Lamour, députée de Brest rural, a invité, par courrier, Yves Derrien, président, à répondre favorablement à l'invitation du cabinet de Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités et de la cohésion sociale, qui juge la situation préoccupante «pour tenter de trouver des réponses aux interrogations de plus en plus nombreuses qui se font jour».

    Karine Joncqueur avec Jean-Luc PadellecFinistère

    On met un écran de fumée supplémentaire, mais cette fois en concertation d’usage, on ripoline, on saucissonne, on y perd son latin, on ménage tout le monde et surtout l’admr, ainsi les soutiens en tous genres, fusibles parfois puissants (….) restent indemnes. Mais dans le même temps le problème finistérien reste entier.
    EXPLIQUEZ NOUS PAR QUEL TOUR DE PASSE-PASSE , ON VA REUSSIR A BAISSER NOTABLEMENT LES COUTS DE REVIENT ET RENTABILISER TOUT EN CONSERVANT LES MEMES TARIFS DE PRESTATIONS QUI SONT 20% SUPERIEURS A CEUX D’AUTRES REGIONS ; A CE SUJET NOUS ACCUEILLERIONS AVEC PLAISIR UN NIVELLEMENT QUI SERAIT PEUT ETRE EDICTE PAR EXEMPLE PAR DAME BACHELOT ;
    Cependant ces mêmes structures hors Finistère arrivent souvent à boucler leurs budgets sans faire autant de bruit.
    ET FACE A CELA DEVANT LE PLAN QUI SEMBLE SE METTRE EN PLACE COMMENT APPORTER UNE REPONSE VALABLE A LA DIRECTIVE EUROPEENNE SUT LES SERVICES QUI SERA IRREVOCABLEMENT EN VIGUEUR EN 2014 ?
    C’est bien brouillon tout ça, une fois de plus c’est encore l’inéluctable redressement judiciaire qui doit être sollicité, et maître robert qui a connaissance de tous les tenants et aboutissants de ce dossier est certainement et de très loin le mieux placé pour prendre les rennes et le taureau par les cornes. En un mot la solution politique est un marigot, la solution économique la seule issue heureuse
    Monsieur paul

    ADMR 29. Cessation de paiement : la fuite en avant

    2 février 2011 - Réagir à cet article

    Vendredi dernier, la fédérationADMR 29 a annoncé, en conseil d'administration, disposer de 605.000euros de trésorerie. Deux jours plus tard, - le 31janvier -, elle devait verser à l'AG2R 1,3M€. Une somme qui correspond aux cotisations payées par les associations locales entre octobre et décembre2010. La fédération ADMR du Finistère serait donc en cessation de paiement. Sauf que, après avoir accordé un étalement du remboursement d'une première dette datant de 2009 (1,3M€), l'AG2R aurait accepté, via l'Union nationale ADMR, que la fédération du Finistère lui rembourse, sur les 1,3M€, uniquement la part salariale, soit 500.000 €. Un second report qui éviterait à la fédération du Finistère la cessation de paiement à 100.000 € près. «Ce, grâce à de l'argent qui ne lui appartient pas», notent des présidents. Cette fois, le commissaire aux comptes a exigé un document écrit de l'AG2R pour justifier ce report d'échéance. Il devait lui être remis hier au plus tard et ne serait pas arrivé. «La gouvernance fédérale passe son temps à essayer de trouver des astuces mais à force de cumuler les pertes, il n'y a plus de trésorerie. L'association locale de Quimper, par exemple, perdrait 41.000 € par mois. Son président a démissionné en fin de semaine dernière. C'est une fuite en avant...», estiment des présidents. Dans sa chute, la fédération entraînerait immédiatement plus de vingt associations.

    Un projet parallèle présenté vendredi

    «Devant la gravité grandissante de la situation, très nombreux sont ceux qui s'inquiètent, tant dans les associations que chez nos partenaires. Un groupe de bénévoles s'est mis au travail pour proposer un nouveau projet», annoncent des présidents dissidents. Il sera présenté aux associations locales vendredi, à Pleyben.

    • Karine Joncqueur

    Enquête

    Un scandale financier menace des milliers de familles aidées

    Par Karine Joncqueur | journaliste | 18/01/2011 | 11H02

    La « gestion douteuse » de la fédération Finistère du super réseau d'Aide à domicile ADMR affecterait 30 000 familles.

    Une femme de ménage (Pascal Aimar/Tendance Floue).

    La fédération du Finistère du réseau Aide à domicile en milieu rural (ADMR) est au bord de la cessation de paiement. Le risque sanitaire et social est imminent pour les 3 700 salariés et les 30 000 familles aidées.

    Ce scandale est pourtant passé sous silence car le réseau d'influence de l'ADMR (une union nationale, des fédérations départementales et 3 200 associations locales en 2005) est colossal et remonte très haut.

    Dans sa chute, l'association en entraînerait d'autres, la moitié de ses 92 relais locaux, déficitaires, tous autonomes juridiquement et économiquement

    Enquête judiciaire pour « gestion douteuse »

    L'ADMR est le troisième employeur du Finistère. Le réseau brasse beaucoup d'argent (65 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2009) et mobilise aussi 1 200 bénévoles.

    L'association a réussi, dans ce seul département, à creuser en deux ans un trou de 10 millions d'euros. Après un an de procédure de sauvegarde, le tribunal de grande instance (TGI) de Brest vient de constater l'échec de la méthode douce et ouvert une enquête judiciaire pour « gestion douteuse ».

    Neuf délégués du personnel sur onze en arrêt maladie

    Le réseau ADMR est géré par des bénévoles, des notables locaux, souvent en place depuis de longues années.

    Entre juin et décembre 2010, la fédération du Finistère n'avait même plus de directeur, et personne n'a trouvé à redire.

    Usé, inquiet pour les salariés, le Comité d'hygiène et de sécurité des conditions de travail (CHSCT) fédéral démissionne en bloc le 7 janvier, déclarant : « Nous n'existons pas. »

    La fédération du Finistère accumule les jours d'arrêts maladie : 4 404 sur dix mois et demi pour une grosse centaine d'employés administratifs et de terrain.

    Les délégués du personnel sont à bout : neuf sur onze sont en arrêt. Le commissaire aux comptes n'a pas validé les chiffres de l'exercice 2009.

    L'assemblée générale a refusé de voter, par deux fois, le budget 2011. Mais le président n'a pas démissionné pour autant.

    Des détournements de fonds sont évoqués : des aides versées par la Caisse d'allocations familiales (CAF) et dédiées à la branche famille du réseau seraient, depuis 2007, restées sur la comptabilité de la fédération du Finistère ; laquelle fédération doit rembourser 5,8 millions d'euros de dettes avant le 22 janvier, sous peine de dépôt de bilan.

    Les deux tiers du personnel fédéral doivent partir ou être reclassés, mais le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) est en suspens, attaqué en justice par la CFDT, syndicat majoritaire, et les salariés. Le TGI de Brest les a déboutés. Un appel est en cours.

    La presse, indésirable aux AG

    Le 22 décembre, la presse, venue assister à l'assemblée générale de la fédération, a été mise à la porte par la gendarmerie, à la demande de la hiérarchie de l'ADMR qui a décrété le huis clos. Les délégués du personnel, qui ne sont pas invités non plus à cette seconde AG, ont été soumis au même traitement.

    Les chiffres, opaques, varient de plusieurs millions d'euros d'une semaine sur l'autre, sans explication. « Je n'ai pas à me justifier », dit le président fédéral, Yves Derrien.

    Dans une course effrénée pour regonfler sa trésorerie et ne pas perdre la main au profit d'un administrateur judiciaire qui sera nommé en cas de dépôt de bilan, la fédération met sous pression les associations locales créancières et débitrices. Par lettres recommandées, elle demande aux secondes de payer ce qu'elles doivent et aux premières de renoncer à recouvrer leurs dettes.

    Dans ces associations, présidents et trésoriers bénévoles paniquent. Les familles aidées, qui n'y comprennent rien, aussi. Nul ne bronche : le conseil général, principal financeur, et l'Etat restent muets.

    L'ADMR, un château de carte

    La crise de la fédération finistérienne est d'autant plus grave qu'elle menace l'ensemble de l'ADMR. Un fragile château de cartes, fait d'associations et de fédérations théoriquement indépendantes.

    L'Union nationale, référent des fédérations, veut donc coûte que coûte préserver son réseau finistérien : la principale fédération, mais aussi son poisson-pilote : la FF compte ainsi pour 10% de la production de la télé-assistance du réseau ADMR France, qui représente l'avenir de l'aide à domicile.

    L'enjeu est d'autant plus sensible que des intérêts privés, des « gros sous », sont concernés. Car contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, l'Union nationale de l'ADMR, une vingtaine de salariés, ne fonctionne pas uniquement sur fonds publics. Depuis plus de vingt ans, l'UN (une vingtaine de salariés seulement) a diversifié et filialisé une partie de ses services à la personne, des sociétés privées qu'elle fait vivre. Presque tous les cadres et les salariés de l'Union nationale, association loi 1901 nourrie d'argent public, travaillent pour ces sociétés privées.

    L'UN contrôle une holding, Les Domiciliennes, qui coiffe :

    • une société de formation (Adyfor) ;

    • une plateforme de traitement d'appels (Adomi) ;

    • un organisme d'informatique (NSI), qui a l'exclusivité de la gestion informatique de toutes les associations ;

    • une enseigne nationale (Personia), adossée à des partenaires du secteur de l'assurance-prévoyance (AG2R) ou bancaire (Crédit mutuel) ;

    • une entreprise d'installation de dispositifs de télé-alarme et de télégestion, Filien ADMR (56 salariés), société anonyme créée en 1987 dans l'Est de la France.

    Mélange des genres

    On peut s'interroger sur le mélange des genres qu'entraine cette hybridation entre une association reposant sur des bénévoles et des sociétés à but lucratif.

    Un exemple : pendant que les associations se débattent dans leurs difficultés financières, la société Filien ADMR gagne de l'argent en vendant des systèmes de télé-assistance. Pourtant, ce sont les 900 bénévoles du réseau, une main d'œuvre gratuite, qui installe les boitiers fournis par une société morbihannaise, également actionnaire de Filien….

    Et est-il vraiment normal qu'une association à but non lucratif comme l'ADMR s'allie, par convention commerciale, avec La Poste pour quadrupler le nombre d'abonnés à la télé-assistance (80 000, il y a un an) ?

    Danièle Dumas et ses réseaux

    Au cœur de ce système, une femme, Danièle Dumas. Ex-présidente de l'Union nationale, elle en est aujourd'hui la trésorière. Et elle est toujours considérée comme la vraie patronne. Elle assure aussi la stratégique présidence du directoire des Domiciliennes, la holding qui coiffe les sociétés privées.

    Pour sauver le Finistère, elle emploie les grands moyens. Un cabinet d'experts-comptables marseillais, d'envergure internationale, a ainsi débarqué à Châteaulin, bourgade de 3 500 âmes, et a semé la pagaille en contestant un audit local alarmant… De même, devant le TGI de Brest, l'UN a écarté l'avocat choisi par la fédération du Finistère et a confié la défense à des avocats lyonnais d'un cabinet de renom.

    Les appuis de Danièle Dumas sont puissants. Elle est la vice-présidente fondatrice du collectif Fraternité. Le collectif est issu de la fraternité, décrétée grande cause nationale en 2004 par le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, dont l'épouse devient, en 2005, la présidente d'honneur du collectif Appel à la Fraternité.

    Christian Poncelet, alors président du Sénat, signe la première charte départementale de la fraternité pour les Vosges. Dans le cadre des « Villages de la fraternité », il remettra les prix de la fraternité aux maires des villes « fraternelles ».

    Le collectif milite pour une République des maires. « Ils peuvent devenir les fantassins du lien social en se réappropriant le sens de la fraternité », annonce-t-il sur son site internet. Et accueille tout ou presque des organismes de l'action sociale.

    Patrick Gohet, également membre fondateur, est depuis septembre 2009 inspecteur général de l'Igas. La même Inspection générale des affaires sociales qui, en 2007, enquêta sur le réseau ADMR.

    Dans son rapport daté de janvier 2008, l'Igas pointait, entre autres, le lobbying qu'exerce l'Union nationale afin de faire prévaloir les intérêts de l'ADMR. Lobby particulièrement efficace auprès des parlementaires qu'elle alerte régulièrement sur les lacunes qu'elle identifie dans les dispositifs législatifs. Elle est aussi souvent consultée de façon informelle par les cabinets ministériels. Daniel Dumas est bien protégée.

    Photo : une femme de ménage (Pascal Aimar/Tendance Floue).

    Finistère ADMR 29.

     Démission collective du CHSCT
    8 janvier 2011 à 09h05 - 8 réaction(s)
    .


    .4.404 jours d'arrêt maladie pour 125 salariés sur dix mois et demi, en 2010. Le chiffre traduit l'état de crise à la fédération ADMR. Son Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail, usé, a, hier, démissionné.

    «Après quatorze mois de crise, la venue des gendarmes à l'assemblée générale (Le Télégramme du 22décembre) a fait déborder le vase», témoignent, anonymement, les membres du CHSCT. «Huit des onze délégués du personnel sont en arrêt. Nous avons peur pour les salariés. Du jour au lendemain, ils peuvent être décalés d'un service à l'autre. La fréquence des arrêts maladie s'est accélérée. Leur durée s'allonge. Nous tenons un rôle de soutien psychologique or, nous ne sommes pas psychologues. Nous devons aussi nous préserver. Avec la gouvernance, nous voulions travailler en équipe mais le schéma ne varie pas:nous avons des réunions en présence du médecin du travail, de l'inspection du travail. Nous faisons des préconisations. On nous dit ?Oui, oui? ou on ne nous répond pas. Et rien n'est fait. Depuis le mois de septembre, le ton a changé. Il est conflictuel, agressif. Il n'y a plus de dialogue». Consulté sur le plan de sauvegarde de l'emploi, le CHSCT n'a pu, faute de documents, émettre d'avis, comme le prévoit la loi. «C'est une affaire classée, a dit le président(*). Il est bénévole, il est dans l'impunité. Dans le manque de communication. Nous n'existons pas».

    En quête de trésorerie

    Les échéances récentes au tribunal de grande instance de Brest et l'enquête judiciaire - pour gestion douteuse - lancée sur les comptes de la fédération ont délité le climat social. Les 5,8M€ de dettes à rembourser avant le 22janvier, pour éviter la cessation de paiement, font aussi l'objet d'une course effrénée de la gouvernance fédérale, en quête de trésorerie. Par lettre recommandée, elle met la pression sur les associations créancières-pour qu'elles renoncent à cet argent -, ou débitrices, pour qu'elles la remboursent. Le 12janvier, tous les présidents et trésoriersd'associations sont conviés, par petits groupes, à Châteaulin. Des négociations avec l'AG2R, principal créancier, déboucheraient sur l'octroi de larges délais de paiement, selon le président Yves Derrien. Un rendez-vous est pris également, pour le 18janvier, avec la Carsat Bretagne(ex-Cram). «Les sommes que nous devions à l'ADMR du Finistère sont en passe d'être complètement régularisées. En 2010, nous lui avons versé 1,69M€ contre 1,46M€ en 2009 et 1,57M€ en 2008», a indiqué Gilles Kretz, sous-directeur de l'action sociale. La quarantaine d'associations dissidentes de la fédération s'est réunie jeudi soir. «Nous travaillons à un projet alternatif. Nous nous sommes donnés le mois de janvier pour le bâtir. Il faut se réformer».

    * Contacté, Yves Derrien ne nous a pas répondu.

    Karine Joncqueur
    «Après quatorze mois de crise, la venue des gendarmes à l'assemblée générale (Le Télégramme du 22décembre) a fait déborder le vase», témoignent, anonymement, les membres du...<br/><br/>
    Source : <a href="http://www.letelegramme.com" target="_blank" title="Le télégramme">www.letelegramme.com</a></p>
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    8 réactions
    Bambou
    L'ADMR propriété exclusive de certains administrateurs ?
    Lorraine Mirabelle,

    Je rejoins totalement votre analyse. Je suis le mouton noir que vous évoquez. En 2006, à la demande de mon mari (personne aidée) je suis allée à l’assemblée générale de l’admr de Concarneau et j’ai proposé mes services pour du bénévolat. Ma proposition a été accueillie avec le plus grand mépris, la présidente me répondant « on verra plus tard ». J’ai réitéré cette demande par écrit, par lettre recommandée avec AR ; Il ne surprendra personne que l’admr, la grande muette, ne m’a jamais répondu. De formation comptable, j’ai compris en 2009 que c’était mes compétences dans ce domaine qui gênaient les administrateurs, et pour cause, l’admr de Concarneau étant en quasi situation de faillite.
    Autre scandale, durant cette assemblée générale, en 2006, je m’attendais à assister à l’élection du tiers sortant des administrateurs. Et bien pas du tout, la présidente s’est contentée de reconduire ni plus ni moins les membres sortants, dont elle-même ! J’ai manifesté mon ébahissement dans ma lettre recommandée, restée sans réponse.
    J’ai aussi participé à l’assemblée générale de 2007. Ce qui m’a le plus surpris c’est surtout le peu de participants aux AG, une vingtaine de personnes, des bénévoles, des représentants du personnel, des administratifs, et 2 ou 3 VIP. J’étais la seule représentante des personnes aidées, et j’étais la bien mal venue ! L’admr de Concarneau , l’association la plus importante du Finistère, compte pourtant presque un milliers d’adhérents ! Comment s’étonner de la désaffection des familles des personnes aidées quand la convocation à l’assemblée générale paraît dans la presse le jour même de sa tenue !
    L’admr pratique le double langage et bafoue ses propres statuts sans complexe, comme : adhérents non identifiés en tant que tels, pas d’appel à cotisations, convocations aux AG non conformes, pas de vote ou votes non réguliers… et la liste des irrégularités est énorme…

    La gouvernance de l’admr vit sur une planète de non-droit. Elle pratique la cooptation voire le népotisme pour verrouiller ses conseils d’administration et faire sa cuisine bien à l’abri des regards. Cela n’est peut-être pas général pour tout le réseau, mais il suffit que cela se pratique dans quelques associations de base (comme à Concarneau) pour que tout le système s’en trouve vicié, et jusqu’au sommet de l’échelle : l’union nationale.

    Je comprends l’urgence pour l’union nationale de modifier les statuts des associations. Il s’agit de se prémunir des moutons noirs comme moi qui risquent de gripper tout le système. Il n’empêche qu’on peut se poser la question de la légalité de ces nouveaux statuts adoptés par une infime minorité des adhérents admr (0,00... % de l’ensemble des adhérents si l’on se réfère au triangle d’or) -les personnes aidées ayant été délibérément écartées du vote.
    Autre signe de dysfonctionnement bizarre. A l’assemblée générale de l’admr de Pleuven-Fouesnant, sur l’article du télégramme du 10 octobre dernier, en page de Pleuven, il est noté ceci : « José Le Nepveu, président, précise que ces nouveaux statuts doivent être acceptés sans vote. » !!!!!!!!
    Cela voudrait-il dire que l’admr est la propriété exclusive des quelques administrateurs qui s’attribuent tous les droits ? La tournure des événements semble bien le confirmer.
    Ajouté le 09 janvier 2011 à 14h50
    oreilkc
    @bambou
    mon avatar peu prêter a confusion, j'ai bien ouï et lu .Malgré tout je pense que s'il y a un malaise à l'ADMR29 et s'il y plainte ,c'est a la justice de faire son travail pour prouver les responsabilitéset de permettre à l'ADMR29 de continuer son travail dans la sérénité en dehors des problèmes d'égo .
    Ajouté le 09 janvier 2011 à 05h27
    lorraine.mirabelle
    L'UNION NATIONALE VEROUILLE LE MOUVEMENT ADMR
    BAMBOU, votre préoccupation est plus que légitime car, les personnes aidées, elles aussi, ont droit au respect et à la considération de tous.
    Vous rappelez à juste titre les préceptes affichés du triangle d’or ….. affichés uniquement, rarement appliqués.

    Vous évoquez l’impossibilité pour les adhérents de choisir localement leurs représentants, ce qui est la réalité : car dans ce petit monde fermé, docile et bien pensant, c’est la COOPTATION qui prime avant tout.

    Le système ADMR privilégie mais avant tout des bénévoles de terrain, disponibles et motivés par l’engagement solidaire et intergénérationnel, ayant un bon relationnel avec les bénéficiaires ; ils doivent contribuer au rayonnement de l’ADMR et favoriser son développement…..

    A l’inverse, sont bannis tous les "intellectuels" susceptibles de curiosité et cherchant à comprendre le fonctionnement d’ensemble en posant des questions dérangeantes : AUCUN "MOUTONS NOIR ou A 5 PATES" n’est toléré………….

    Ce qui permet à la Fédération d’avoir les coudées franches dans la gestion administrative, financière et managériale qui lui sont déléguées par les associations de terrain.

    Lesquelles, comme je le disais précédemment, demeurent néanmoins juridiquement responsables.

    Le climat tempétueux qui règne sans discontinuer depuis fin 2009 a permis à beaucoup de bénévoles finistériens de découvrir la réalité de leur situation, morale ou juridique, au travers de leur implication locale.

    Pour en revenir à la démocratie, il faut savoir que les règles statutaires permettant, au plan d’une association locale, la tenue d’une assemblée générale annuelle (et obligatoire) et surtout l’élection des administrateurs, viennent d’être modifiées en 2009, sur recommandation, ou plutôt incitation expresse, de l’Union Nationale.
    Ces changements semblaient motivés par : l’assouplissement des règles de quorum permettant à l’assemblée de se tenir valablement, l’augmentation du nombre des pouvoir pouvant être détenu par un même adhérent, l’allongement de la durée du mandat des administrateurs en place, la suppression de l’obligation d’être adhérent pour bénéficier de prestations (ce qui en réduira nécessairement le nombre).

    En réalité, ces modifications aboutissent à favoriser un fonctionnement autarcique des structures locales, où quelques adhérents choisis (et porteurs d’un nombre suffisant de pouvoirs) permettront d’obtenir le quorum suffisant à la tenue d’une assemblée générale statutaire légitimant le conseil d’administration existant.

    Et ces mêmes changements concernent également les fédérations départementales, assurées de disposer d’administrateurs "fiables", conformes aux attentes.

    AINSI, LA CONCENTRATION DES POUVOIRS DECIDEE PAR L’UNION NATIONALE SERA COMPLETE ET LE MOUVEMENT SERA AINSI TOTALEMENT VEROUILLE.
    Ajouté le 08 janvier 2011 à 22h42
    Bambou
    Qui se soucie du droit des personnes aidées a être entendues ?
    Lorraine Mirabelle, vous mettez l’accent sur la législation du travail. C’est très juste. Moi je voudrais pointer le droit des personnes aidées à être entendues et respectées. Elles représentent combien dans le Finistère ? 25 000 ? 30 000 ?
    Dans sa communication sur le triangle d’or l’admr note que la personne aidée est bien adhérente de son association. Voici ce qui est exactement écrit sur le site admr :
    « Adhérent parce que l'ADMR cherche aussi à impliquer dans son projet tous ceux qu'elle aide »
    Mais ces personnes aidées, pourtant « adhérentes » ne sont pas conviées à participer aux assemblées générales des admr, et encore moins à élire leurs représentants. Je suppose qu’à Châteaulin aussi, elles auraient été expulsées manu-militari par les gendarmes, tout comme les représentants du personnel et les bénévoles non invités. Voilà pour quelle raison j’affirme que les administrateurs admr sont des imposteurs. Je ne comprends pas que nos élus ne s’émeuvent pas de la situation, ni pourquoi le Conseil Général, principal financeur, n’exerce pas son droit de regard sur l’administration et la gestion du réseau.

    Entre ce que l’admr affiche dans sa communication, à propos du « triangle d’or » et la réalité, il y a un énorme fossé. Salariés, bénévoles, personnes aidées… tous dupes, tous profondément méprisés par une gouvernance drapée de pseudo dignité, et inatteignable car calfeutrée dans sa tour d’ivoire.
    On en voit le résultat. Et ce n’est pas un hasard si le parquet de Brest a demandé une enquête pour « gestion douteuse ».

    Je sais bien sûre qu’il y a des associations qui fonctionnent correctement. Je sais aussi qu’il y a des milliers de bénévoles honnêtes, motivés et très dévoués, mais je pense que ces personnes ont été manipulées, car elles faisaient confiance aux têtes pensantes du réseau. Les centaines de démissions de ces derniers mois attestent bien du profond malaise…
    Ajouté le 08 janvier 2011 à 20h08
    rancha
    de quoi etre inquiet...suite...
    voir commentaire d'hier suite article ADMR de FOUESNANT en page Finistère: inquiétude d'un usager pour sa femme très très handicapée, et réaction de J.LENEPVEU président local(mais qui a été plus de Vingt ans administrateur fédéral, vice président de la fédération, et président commission famille dont on connait maintenant la déconfiture du service desTISF réduit à peu de chagrin.!
    Ajouté le 08 janvier 2011 à 18h50
    lorraine.mirabelle
    DERRIEN : "poisson pilote" aux ordres de l'Union Nationale ADMR
    Comment admettre qu’une association locale ADMR, œuvrant dans le domaine sensible et encadré de l’assistance aux personnes âgées et/ou dépendantes, et à ce titre employeur de main d’œuvre, puisse continuer à fonctionner en l’absence de respect des règles légales.
    Titulaire d’un agrément sanitaire de la préfecture, elle bénéficie de conventionnements privilégiés avec des organismes sociaux, publics ou privés, afin de percevoir directement les aides allouées aux bénéficiaires de ses prestations.
    Juridiquement, pour fonctionner, elle doit être administrée par un bureau composé, à minima, de deux administrateurs assurant nommément les fonctions de président, de trésorier ainsi que de secrétaire. Ces éléments, caractérisant l’existence même chaque association, doivent être déclarés en préfecture, initialement, mais aussi lors de tout changement intervenant dans la composition de sa gouvernance.
    En tant que mandataire social, c’est le président qui assume la responsabilité de la représenter devant la justice, l’administration, les prud’hommes, les tiers…
    Dès lors qu’une association se trouve dépourvue d’un bureau opérationnel (consécutivement à des démissions non remplacées, par exemple), elle est considérée comme étant en déshérence et ne peut plus fonctionner légalement.
    Dans les associations ADMR locales - structures « pseudo-associatives » administrées et pilotées en règle générale par une fédération départementale (fédération elle-même pilotée par l’Union Nationale) – l’absence d’un véritable conseil d’administration est monnaie courante. Bien souvent, les démissions d’administrateurs en place laissent des associations sans gouvernance, sans mandataire social.
    BIEN SUR, A CES OCCASIONS, AUCUNE DECLARATION N’EST REALISEE AUPRES DE LA PREFECTURE, CE QUI PERMET A L’ASSOCIATION DE FONCTIONNER COMME PAR LE PASSE, MAIS DANS LA PLUS GRANDE ILLEGALITE JURIDIQUE (SURTOUT EN CAS DE PROBLEMES RENCONTRES). TOUT CELA, BIEN SUR, AVEC LA BENEDICTION DE LA FEDERATION…………….

    CAR, AU NIVEAU DE LA PREFECTURE, CELLE-CI CONSIDERE TOUJOURS QUE LES DIRIGEANTS PRECEDEMMENT DECLARES SONT TOUJOURS CEUX QUI PRESIDENT ET DIRIGENT…..

    IL EN EST DE MEME POUR UNE FEDERATION DEPARTEMENTALE, QUI DEVRAIT-ETRE L’EMANATION DES ASSOCIATIONS LOCALES, ALORS QU’EN REALITE ELLE EST "PILOTEE" PAR L’UNION NATIONALE !.

    On voit bien les limites d’un système national monopolistique qui veut donner l’image d’un fonctionnement associatif de terrain, humain, transparent et démocratique (basé sur l’engagement actif de bénévoles connus, compétents, disponibles et motivés) afin de profiter pleinement de tous les avantages économiques, fiscaux et sociaux liés au statut juridique et privilégié du monde associatif.

    IL SERAIT TEMPS QUE LES POUVOIRS PUBLICS S'INQUIETENT DE CES PHENOMENES RECURRENTS ET METTENT BON ORDRE DANS LE FONCTIONNEMENT DES STRUCTURES CONCERNEES.

    ET SURTOUT, QU’ILS VEILLENT A CE QUE LA LEGISLATION DU TRAVAIL SOIT RESPECTEE PAR TOUS, STRUCTURES ASSOCIATIVES LOCALES ET DEPARTEMENTALES COMPRISES : ET SURTOUT, QU’ILS VEILLENT A CE QUE LA LEGISLATION DU TRAVAIL SOIT RESPECTEE PAR TOUS, STRUCTURES ASSOCIATIVES COMPRISES : CAR, LA DIGNITE DES SALARIES MERITE AVANT TOUT D'ETRE RECONNUE ET ILS DOIVENT ETRE CONSIDERES ET RECONNUS..
    Ajouté le 08 janvier 2011 à 13h11
    Bambou
    oreilkc
    vous avez mal ouï, seul la gouvernance de l'admr qui fait la sourde oreille est responsable de ce b...
    Ajouté le 08 janvier 2011 à 13h03
    oreilkc
    ADMR 29
    Une honte pour tous!!!! la justice doit faire le tri dans ce b....l et vite !
    Ajouté le 08 janvier 2011 à 09h10
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    .

    Les salariés de l'UDAF 63 choisissent la grève ! (Clermont)

    Plus d'infos sur http://wizdeo.com/s/clermont1ere . Le combat continue pour les salariés de l'UDAF (L'Union Des Associations Familiales) Puy-de-Dôme qui dénoncent les mauvaises conditi
    Дата загрузки: 2010-02-19
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    Finistère

    ADMR 29. Les gendarmes à l'assemblée générale

    23 décembre 2010 à 09h50 - 6 réactions

    Après deux heures de blocage, les gendarmes de Châteaulin (29) sont intervenus pour s'assurer que presse et salariés, non invités à l'assemblée générale de l'ADMR 29, partiraient.

    Les gendarmes appelés.
    La gouvernance de la fédération Aide à domicile en milieu rural du Finistère (ADMR29) a franchi un nouveau cap. Après que David Guillouard, directeur fraîchement recruté, et Yves Derrien, président, ont fait pression, verbalement, pour que la presse et les salariés présents quittent l'assemblée générale, ils ont sollicité l'aide d'un huissier -qui ne s'est pas déplacé- puis celle de la gendarmerie, plus gênée qu'autre chose de se retrouver là. «J'applique les décisions qui me viennent de l'Union nationale», a lâché Yves Derrien. L'assemblée générale s'est donc tenue à «huis clos». Des représentants des associations de Moëlan-sur-Mer et d'Elle Isole l'ont quittée en signe de désaccord. «S'il n'y a rien à cacher, quel est le problème?», ont interrogé certains.

    La démission du conseil fédéral demandée.
    Dans une motion, 35 associations -celles qui vont bien financièrement-, ont demandé «la démission des membres du conseil fédéral, l'organisation d'élections démocratiques et représentatives des intérêts des associations locales. Sans quoi, nous mettrons tout en oeuvre pour quitter le mouvement ADMR 29». Concernant le plan de sauvegarde de l'emploi (52 licenciements), la cour d'appel de Rennes a entendu la CFDT et les salariés qui ont fait appel en urgence de la décision de justice rendue à Brest le 22novembre. Il sera étudié le 31mars. «Nous ne licencierons pas avant. Un surcoût mensuel de 130.000 € pour la fédérationdont ne tient pas compte le budget prévisionnel», a calculé le président.

    «Aucune négociation n'a abouti...».
    La fédération ADMR29 doit rembourser, pour le 21janvier, 5,8M€ de dettes. Certaines associations locales lui sont débitrices de 7M€. Pour atteindre l'équilibre, le budget prévisionnel 2011 mise sur une tarification du conseil général à hauteur de 22,06 € par heure d'intervention. Elle est actuellement de 20,45 €. Une hausse de 1,61 € à multiplier par plus de 2millions d'heures prodiguées sur l'année. Soit, un effort de plus de 3M€ pour le conseil général. «Il est sur la réserve: les comptes de 2009 n'ont pas été certifiés, le budget prévisionnel pas validé, a admis Yves Derrien. Nous sommes également en négociation avec la Cram, pour une avance de fonds. Les SCI, estimées à 1,3M€, ne sont toujours pas vendues. Pour l'instant, nous n'avons rien obtenu hormis un échelonnement de la dette d'1,3M€ par l'AG2R». «Nous avons réglé ces cotisations. Où se trouve l'argent?», ont demandé des associations.

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    6 réactions

    • Bambou
      scandaleux
      scandaleux que l'assemblée générales d'une association fonctionnant à plus de 80 % grâce aux fonds publics, puisse se dérouler à huis clos !
      Ajouté le 24 décembre 2010 à 01h33
    • Bambou
      On se croirait en Côtes d’Ivoire !
      Démocratique l’ADMR ? ou dictature ?
      Confiscation du pouvoir par quelques uns. Assemblée Générale à huis clos pour n’avoir pas à rendre des comptes quant à l’utilisation des fonds publics qui leurs sont confiés par le conseil général et les collectivités locales (plusieurs dizaines de M€ de nos impôts). Monsieur Derrien fait appel aux soldats pour expulser les journalistes et les salariés… ça rappelle les méthodes du dictateur qui fait l’actualité…
      Il n’y a pas longtemps, Yves Derrien affirmait l’indépendance des associations admr. Il n’en est pas à une contradiction près, car maintenant il dit recevoir ses ordres de l’Union Nationale…
      Il me semble de + en + évident que nous avons à faire avec une association "bananière" régi par les intérêts privés de ses dirigeants...
      Ajouté le 24 décembre 2010 à 01h28
    • monsieur paul
      en PULITZER, rien de nouveau
      j'oubliais deux choses:
      1 ) dans les deux cas l'admr avait fait déplacer les forces de l'ordre,
      2) le grand quotidien local s'est déplacé, mais l'information a été muselée,
      vous êtes privilégiés vous les Bretons car chez vous une telle information a droit de citer, dans d'autres contrées reculées de France, malgré la promesse du reporter, un simple coup de téléphone peut obérer l'info, continuez dans votre esprit journalistique, et ayons une pensée à nos deux journalistes maintenus contre leur gré en afghanistan, qui, comme karine font tout simplement leur métier
      encore merci madame la journaliste et bon NOËL !
      Ajouté le 23 décembre 2010 à 20h41
    • lorraine.mirabelle
      Une commission d'enquête parlementaire justifiée
      Alors que la dépendance est enfin devenue, au plan de la politique nationale, un sujet d'actualité nécessitant des débats de fonds et des orientations claires (et j'espère solidaires), il est scandaleux que certains organismes pseudo associatifs - tels l'ADMR - continuent de prospérer sur le créneau de l'aide à la personne, grâce à la manne des aides publiques octroyées, notamment, par les départements dans le cadre de l'APA.
      L'Union Nationale - véritable tête pensante de ce réseau - est devenue au fil des ans (grâce à son lobbying forcené) un partenaire privilégié des pouvoirs publics ; pourtant, la situation monopolistique de ce réseau - capitalistique et très opaque - qui étouffe toute autre forme de concurrence locale, et surtout qui fait vivre grassement des sociétés anonymes satellites et leurs actionnaires (certaine société "employant" même des bénévoles appartenant au réseau des associations locales), devrait interpeller les politiques qui ont la charge d’une bonne gestion des deniers publics, dépenses et recettes confondues.
      Les "affaires" qui sont apparues, au fil des ans, dans différents départements, les résultats des rapports d’audit diligentés par IGASS ou par des conseils généraux, sont pourtant des révélateurs significatifs de fonctionnements critiquables et donc améliorables.
      Depuis maintenant un an, c’est le département du Finistère (première structure ADMR de France, par l’ancienneté et par l’importance de l’activité prestée) qui est l’objet d’une lente agonie, compte tenu des errements financiers d’un conseil d’administration piloté par des "irresponsables" ; à noter que parmi ces administrateurs inconséquents - qui depuis ont pris la poudre d’escampette avant le naufrage du navire fédéral – certains occupaient à l’époque des sièges d’administrateur au sein du conseil d’administration de l’union nationale….
      SI L’ON NE VEUT PAS DECOUVRIR, UN JOUR, AVEC ETONNEMENT, L’EXISTENCE D’UN NOUVEAU SCANDALE FINANCIER (AU PLAN SANITAIRE, L’EXEMPLE DU MEDIATOR NOUS LE RAPPELLE AUJOURD’HUI !), ALORS IL EST TANT QUE LES POLITIQUES REAGISSENT ENFIN ET QU’UNE COMMISSION D’ENQUETE PARLEMENTAIRE SE SAISISSE DE CE PROBLEME, A L’ECHELLE HEXAGONALE.
      Ajouté le 23 décembre 2010 à 19h04
    • monsieur paul
      méthodes d'un autre âge
      Méthodes pathétiquement ordinaires d’une admr ordinaire: nous avons connu ça en avril 2008 par deux fois lorsqu’une autre fédération admr essayait désespérément de détourner les salariées et les bénéficiaires d’une petite association en essayant de les nourrir à une bonne table locale et leur faire des promesses intenables. Les salariées ayant donné pouvoir aux administrateurs de cette petite association, et les bénéficiaires ayant pris soin de transmettre les invitations à leur association, seuls deux salariées se sont présentés.
      Puisque l’association avait décidé de quitter le giron de l’admr.
      Mesure de rétorsion, les deux derniers mois ne sont toujours pas payés, attendez vous à cela messieurs les dissidents,
      Mais sachez que dans d’autres contrées à 18.31 € de moyenne, on ne fait pas de folies, mais on s’en sort très bien; je souhaite très sincèrement un sain courage aux associations associations de Moëlan-sur-Mer et d'Elle Isole, en quittant ce réseau , en gérant bien sainement, vous verrez votre trésorerie se reconstituer comme par magie
      Ajouté le 23 décembre 2010 à 17h20
    • jean yves
      Une honte !
      Que les salariés ne soient invité à l'assemblée... c'est leur avenir qui est en jeu par celui des politiques !!!!
      Ajouté le 23 décembre 2010 à 12h48
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    • Actualité  

    Finistère
    Jeudi 09 décembre 2010

    Fédération ADMR : enquête judiciaire en cours

    Une manifestation des salariées chargées de l'aide à la famille a eu lieu hier matin au siège de la fédération ADMR, à Plabennec.
    Une manifestation des salariées chargées de l'aide à la famille a eu lieu hier matin au siège de la fédération ADMR, à Plabennec.

    Les policiers enquêteraient sur les liens avec l'Union nationale ADMR. Une manifestation de salariésa eu lieu hier matin au siège.

    Une enquête préliminaire sur les comptes de la fédération ADMR du Finistère a été ouverte en raison de soupçons de gestion douteuse. La police judiciaire est chargée de conduire les investigations. Elle enquêterait notamment sur les liens entre la fédération départementale et l'Union nationale ADMR.

    C'est ce que l'on vient d'apprendre en marge d'une affaire qui dure maintenant depuis plus d'un an. Contacté hier, le parquet de Brest n'a pas souhaité communiquer à ce sujet.

    Ces soupçons de gestion douteuse sont alimentés par l'incapacité de la fédération ADMR 29 à présenter des mesures « sérieuses, réalistes et cohérentes » pour redresser sa situation financière bien qu'elle ait bénéficié d'une procédure de sauvegarde. Ouverte en décembre 2009, celle-ci vient d'être clôturée par le tribunal de Brest.

    Celui-ci constate notamment que la fédération ADMR ne propose qu'un « financement incertain » pour mettre en oeuvre un plan social qui prévoit 86 suppressions d'emploi, dont 52 licenciements et 34 reclassements.

    Une dotation « mal ventilée »

    Personne ne semble voir très clair dans les comptes du réseau ADMR. Une nouvelle illustration en a été fournie, hier matin, avec la manifestation des salariés des Groupements d'associations locales (Gal) Nord et Sud au siège de la fédération à Plabennec. Ces deux associations emploient 34 personnes et viennent en aide à 400 familles en grande difficulté.

    Les salariés demandaient à avoir des informations sur leur avenir. Depuis un an, il était question de licenciements afin de faire face à des difficultés financières. Une entrevue avec Yves Derrien, le président de la fédération, a permis aux salariés d'apprendre que la dotation de la Caisse d'allocations familiales avait été « mal ventilée ». Les comptes 2008 et 2009 ne seraient pas les bons !

    Les deux Groupements d'associations locales vont bénéficier d'argent frais. Du coup, personne ne sait combien de licenciements sont vraiment nécessaires. Une situation à la limite de l'absurde qui met les nerfs des salariés à rude épreuve.

    Ouest-France  

    mais sur tébéo le 24/11/2010veuillez cliquer sur le lien ci-dessous

     http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&cd=4&ved=0CC0QFjAD&url=http%3A%2F%2Fwww.tebeotv.fr%2Faffaire-a-suivre.html%3Fid_video%3DAFF1011&ei=z4DvTIXUL4XBhAeL7oHLDA&usg=AFQjCNH5B3Iz2ebCN9BYbTo-xwEo25drsw Finistère   Se connecter | S'inscrire Finistère

    Finistère

    ADMR 29. Le procureur ne prolongera pas la sauvegarde

    9 novembre 2010 - 1 réaction(s)Les nouvelles en provenance du tribunal de grande instance de Brest ne sont pas bonnes pour la fédération ADMR29, placée sous procédure de sauvegarde. Ni, par ricochet, pour les associations locales du réseau qui lui sont débitrices à hauteur de 7M€.

     

    Le procureur de la République a refusé, hier, la demande de la fédération ADMR de prolonger, pour six mois, la procédure de sauvegarde sous laquelle elle est placée depuis le 6décembre 2009. Il a suivi les conclusions accablantes de MeRobert, administrateur judiciaire, et du mandataire qui gèrent les créances fédérales. «Le tribunal rendra sa décision le 7décembre. Mais il a été très sévère avec les gens qui pilotent aujourd'hui la fédération: un petit groupe de bénévoles sous l'influence de l'union nationale», ont jugé les élus du personnel. L'union nationale n'a pourtant légalement aucun pouvoir sur la fédération du Finistère, association juridiquement autonome.

    Vers un redressement judiciaire

    Son placement en redressement judiciaire semble désormais inéluctable. «La liquidation judiciaire est techniquement impossible», a informé Me Peters, avocat du comité d'établissement. Le dénouement, proche, pourrait être dramatique. Le placement en redressement judiciaire de la fédération induirait la mise en cessation de paiement de plusieurs associations locales (47 sont saines financièrement). Certaines d'entre elles sont aujourd'hui débitrices de la fédération pour une somme totale de7M€. Le chiffre a doublé en moins d'un an. «Problématique», a indiqué MeTygréat, avocat du comité d'établissement et de la CFDT santé sociaux. Dans une audience annexe, suivie par une trentaine de salariés, il a plaidé pour une demande d'annulation de la procédure de licenciement collective et pour l'annulation du plan de sauvegarde de l'emploi lancé le 15juin dernier. «Une coquille vide dont le coût estimé par la fédération est de 815.000 € (elle ne dispose que de 200.000 €). Où sont-ils? Pas dans le budget de formation. La direction dit que si on annule le PSE, les conséquences seront dramatiques. Mais, depuis le 15juin, elle a fait des avances aux associations locales à hauteur de 250.000 €».

    «Il n'y aura pas de fin heureuse

    » Me Rousselin, avocat lyonnais de la fédération, s'il a reconnu des erreurs de la gouvernance, a évoqué une obstruction du CE dans la procédure. Le secrétaire du comité d'établissement -élu protégé- a ainsi été rajouté en cours de route sur une liste qui n'est plus de 51licenciements secs mais de 52. «MeRousselin a fait un sacré boulot», a ironisé le représentant de la CFDT. «Il a réussi à donner un sens à l'irréel». La décision du tribunal est mise en délibéré au22novembre. Les lettres de licenciement ne partiront pas avant. «ll ne faut pas se faire d'illusion, il n'y aura pas de fin heureuse», a conclu MeTygréat. «On s'est moqué du CE pendant une année. La procédure a été menée de façon unilatérale par la présidence fédérale». Depuis le début de l'année, le réseau ADMR a enregistré une perte d'activité de 7% à 8%. Hier, à son tour, le conseil d'administration de l'association locale de l'Elorn a démissionné en bloc. «Tout le monde en a marre», ont estimé des présidents. Au tribunal, à Brest, la gouvernance fédérale s'est, elle, refusée à tout commentaire.

    • Karine Joncqueur

    1 réaction

    • monsieur paul
      les usagers et les salarié(es) d'abord
      TITANIC
      Comment les associations peuvent
      elles être débitrices d’une telle somme, je comprendrais mieux qu’elles puissent être créancières de cette somme ? Et j’aurais plutôt tendance à penser que la créance des associations a doublé et donc que le trou s’est creusé, chose qui est formellement interdit dans toute procédure que ce soit de sauvegarde ou de redressement. Mais dans le cas où ce trou se serait creusé au nez et à la barbe de l’institution judiciaire, ne serait-ce pas pour privilégier certains des créanciers dans le même temps, et en pleine procédure de sauvegarde ! Je croyais qu’on n’avait pas le droit de privilégier certains créanciers au détriment d’autres.
      Il semblerait que ce soit le moment pour toutes ces petites associations de suivre le modèle d’une petite association courageuse que je connais dans le centre de la France, et à qui avec une violence sans égale la fédération concernée n’a pas réglé lors du divorce, deux mois de financeurs institutionnels pour l’envoyer à l’échafaud, comme cela risquerait de se produire pour beaucoup d’associations finistériennes. Et comme cette petite association qui a réussi, c’est le moment pour vous de réagir, sinon il sera trop tard, c’est le moment pour vous associations, d’anticiper techniquement, financièrement et structurellement, de prendre les décisions appropriées pour pouvoir encaisser directement vos financeurs institutionnels et prendre les devants pour régler vos salarié(es) qui risqueraient de ne pas comprendre d’être dirigé(es) par des présidents fantoches ou des veaux. C’est le moment déjà d’anticiper sur les cotisations sociales de janvier, de vous rapprocher de vos institutions qui n’attendent certainement qu’un geste de votre part pour accélérer vos règlement en direct pour vous aider et vous appuyer dans ce moment pas facile. Mesdames et Messieurs les administrateurs des associations locales, c’est votre foi en l’associatif, en l’aide à la personne souvent vulnérable, votre réaction courageuse et éclairée qui évitera le chaos ; les dumas et consorts n’ont de toute évidence plus rien à voir, et depuis longtemps avec l’associatif. Aujourd’hui on sauve et demain on trouvera bien les responsables.
      Ajouté le 09 novembre 2010 à 21h36

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    ADMR 29. Le parquet va demander une enquête

    8 décembre 2010 - Réagir à cet article

    Sans surprise,le tribunal de grande instance de Brest a, hier, constaté l'échec de la procédure de sauvegarde ouverte le 7décembre 2009 au bénéfice de la fédération ADMR. Le parquet, lui, va demander une enquête.

    La vice-procureur Jouhanny, en charge du dossier de l'Aide à domicile en milieu rural du Finistère, n'y va pas par quatre chemins et pointe les dysfonctionnements d'un an de procédure de sauvegarde stérile. «Le plan de licenciements, énorme (NDLR, 86 salariés, et 34 reclassements) car il concerne plus de la moitié de l'effectif, n'est pas abouti. La situation financière est confuse. Socialement, la situation est extrêmement difficile. On ne peut pas accepter un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) de cette nature. Pour cela, il faut un minimum de bonne foi, un minimum de bonne volonté. Par exemple, nous n'avons jamais eu le mode de calcul de la péréquation demandé, pourtant, tout au début. Nous sommes dans l'opacité la plus totale. On nous raconte n'importe quoi, à commencer par l'avocat de la fédération (NDLR, MeNovel est aussi celui de l'Union nationale). Cette histoire ne va pas se finir chez nous. Ça va se finir à Paris et certains ont du souci à se faire. Nous allons demander une enquête. Et nous verrons jusqu'où nous pourrons aller».

    Les 5,8M€ exigibles dans 45 jours

    La décision de justice rendue hier induit le dégel des 5,8M€ de dettes de la fédération. Elles seront exigibles par les créanciers dans 45 jours au plus tard. «Il faut faire face à ce qui nous arrive», juge Yves Derrien. Il faut que l'on prépare cela si on ne veut pas que le réseau (la fédération et les 92 associations) s'écroule. C'est à nous de nous organiser». Est-ce possible en un mois et demi quand rien n'a été fait en une année entière? Lassées, des associations locales, créancières de la fédération, envisagent de demander très vite le remboursement des sommes dues. D'autres, proches de la cessation de paiement, sont maintenues «sous perfusion» par la fédération ou par l'Union nationale, qui met la main au portefeuille. Un portefeuille bien garni: pour préserver le réseau qui fait vivre ses sociétés privées, l'Union nationale devrait financer le PSE de la fédération du Finistère. Jusqu'où ira-t-elle? «Le plus décent serait que la fédération se déclare en cessation de paiement, estiment des élus du personnel. Elle serait alors mise en redressement judiciaire. Un administrateur prendrait la main et c'est le problème car la gouvernance ne veut pas laisser le pouvoir». Principal financeur, le conseil général, lui, ne répond pas et il n'est pas prêt de le faire si l'on s'en tient aux propos que tenaient Pierre Maille en avril dernier. «Tant que nous n'aurons pas de visibilité à long terme sur le plan de pérennisation du réseau, il ne sert à rien de s'engager».

    • Karine Joncqueur

    ADMR 29. Le parquet va demander une enquête

    8 décembre 2010 - Réagir à cet article

    Sans surprise,le tribunal de grande instance de Brest a, hier, constaté l'échec de la procédure de sauvegarde ouverte le 7décembre 2009 au bénéfice de la fédération ADMR. Le parquet, lui, va demander une enquête.

    La vice-procureur Jouhanny, en charge du dossier de l'Aide à domicile en milieu rural du Finistère, n'y va pas par quatre chemins et pointe les dysfonctionnements d'un an de procédure de sauvegarde stérile. «Le plan de licenciements, énorme (NDLR, 86 salariés, et 34 reclassements) car il concerne plus de la moitié de l'effectif, n'est pas abouti. La situation financière est confuse. Socialement, la situation est extrêmement difficile. On ne peut pas accepter un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) de cette nature. Pour cela, il faut un minimum de bonne foi, un minimum de bonne volonté. Par exemple, nous n'avons jamais eu le mode de calcul de la péréquation demandé, pourtant, tout au début. Nous sommes dans l'opacité la plus totale. On nous raconte n'importe quoi, à commencer par l'avocat de la fédération (NDLR, MeNovel est aussi celui de l'Union nationale). Cette histoire ne va pas se finir chez nous. Ça va se finir à Paris et certains ont du souci à se faire. Nous allons demander une enquête. Et nous verrons jusqu'où nous pourrons aller».

    Les 5,8M€ exigibles dans 45 jours

    La décision de justice rendue hier induit le dégel des 5,8M€ de dettes de la fédération. Elles seront exigibles par les créanciers dans 45 jours au plus tard. «Il faut faire face à ce qui nous arrive», juge Yves Derrien. Il faut que l'on prépare cela si on ne veut pas que le réseau (la fédération et les 92 associations) s'écroule. C'est à nous de nous organiser». Est-ce possible en un mois et demi quand rien n'a été fait en une année entière? Lassées, des associations locales, créancières de la fédération, envisagent de demander très vite le remboursement des sommes dues. D'autres, proches de la cessation de paiement, sont maintenues «sous perfusion» par la fédération ou par l'Union nationale, qui met la main au portefeuille. Un portefeuille bien garni: pour préserver le réseau qui fait vivre ses sociétés privées, l'Union nationale devrait financer le PSE de la fédération du Finistère. Jusqu'où ira-t-elle? «Le plus décent serait que la fédération se déclare en cessation de paiement, estiment des élus du personnel. Elle serait alors mise en redressement judiciaire. Un administrateur prendrait la main et c'est le problème car la gouvernance ne veut pas laisser le pouvoir». Principal financeur, le conseil général, lui, ne répond pas et il n'est pas prêt de le faire si l'on s'en tient aux propos que tenaient Pierre Maille en avril dernier. «Tant que nous n'aurons pas de visibilité à long terme sur le plan de pérennisation du réseau, il ne sert à rien de s'engager».

    • Karine Joncqueur

    ADMR 29. Les gendarmes à l'assemblée générale

    23 décembre 2010 à 09h50 - 1 réaction(s)

    Après deux heures de blocage, les gendarmes de Châteaulin (29) sont intervenus pour s'assurer que presse et salariés, non invités à l'assemblée générale de l'ADMR 29, partiraient.

    Les gendarmes appelés.
    La gouvernance de la fédération Aide à domicile en milieu rural du Finistère (ADMR29) a franchi un nouveau cap. Après que David Guillouard, directeur fraîchement recruté, et Yves Derrien, président, ont fait pression, verbalement, pour que la presse et les salariés présents quittent l'assemblée générale, ils ont sollicité l'aide d'un huissier -qui ne s'est pas déplacé- puis celle de la gendarmerie, plus gênée qu'autre chose de se retrouver là. «J'applique les décisions qui me viennent de l'Union nationale», a lâché Yves Derrien. L'assemblée générale s'est donc tenue à «huis clos». Des représentants des associations de Moëlan-sur-Mer et d'Elle Isole l'ont quittée en signe de désaccord. «S'il n'y a rien à cacher, quel est le problème?», ont interrogé certains.

    La démission du conseil fédéral demandée.
    Dans une motion, 35 associations -celles qui vont bien financièrement-, ont demandé «la démission des membres du conseil fédéral, l'organisation d'élections démocratiques et représentatives des intérêts des associations locales. Sans quoi, nous mettrons tout en oeuvre pour quitter le mouvement ADMR 29». Concernant le plan de sauvegarde de l'emploi (52 licenciements), la cour d'appel de Rennes a entendu la CFDT et les salariés qui ont fait appel en urgence de la décision de justice rendue à Brest le 22novembre. Il sera étudié le 31mars. «Nous ne licencierons pas avant. Un surcoût mensuel de 130.000 € pour la fédérationdont ne tient pas compte le budget prévisionnel», a calculé le président.

    «Aucune négociation n'a abouti...».
    La fédération ADMR29 doit rembourser, pour le 21janvier, 5,8M€ de dettes. Certaines associations locales lui sont débitrices de 7M€. Pour atteindre l'équilibre, le budget prévisionnel 2011 mise sur une tarification du conseil général à hauteur de 22,06 € par heure d'intervention. Elle est actuellement de 20,45 €. Une hausse de 1,61 € à multiplier par plus de 2millions d'heures prodiguées sur l'année. Soit, un effort de plus de 3M€ pour le conseil général. «Il est sur la réserve: les comptes de 2009 n'ont pas été certifiés, le budget prévisionnel pas validé, a admis Yves Derrien. Nous sommes également en négociation avec la Cram, pour une avance de fonds. Les SCI, estimées à 1,3M€, ne sont toujours pas vendues. Pour l'instant, nous n'avons rien obtenu hormis un échelonnement de la dette d'1,3M€ par l'AG2R». «Nous avons réglé ces cotisations. Où se trouve l'argent?», ont demandé des associations.

    • Karine Joncqueur
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    • jean yves
      Une honte !
      Que les salariés ne soient invité à l'assemblée... c'est leur avenir qui est en jeu par celui des politiques !!!!
      Ajouté le 23 décembre 2010 à 12h48

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    ADMR 29. Les gendarmes à l'assemblée générale

    23 décembre 2010 à 09h50 -

    l'ADMR 29, partiraient.

    Après deux heures de blocage, les gendarmes de Châteaulin (29) sont intervenus pour s'assurer que presse et salariés, non invités à l'assemblée générale de

    Les gendarmes appelés.
    La gouvernance de la fédération Aide à domicile en milieu rural du Finistère (ADMR29) a franchi un nouveau cap. Après que David Guillouard, directeur fraîchement recruté, et Yves Derrien, président, ont fait pression, verbalement, pour que la presse et les salariés présents quittent l'assemblée générale, ils ont sollicité l'aide d'un huissier -qui ne s'est pas déplacé- puis celle de la gendarmerie, plus gênée qu'autre chose de se retrouver là. «J'applique les décisions qui me viennent de l'Union nationale», a lâché Yves Derrien. L'assemblée générale s'est donc tenue à «huis clos». Des représentants des associations de Moëlan-sur-Mer et d'Elle Isole l'ont quittée en signe de désaccord. «S'il n'y a rien à cacher, quel est le problème?», ont interrogé certains.

    La démission du conseil fédéral demandée.
    Dans une motion, 35 associations -celles qui vont bien financièrement-, ont demandé «la démission des membres du conseil fédéral, l'organisation d'élections démocratiques et représentatives des intérêts des associations locales. Sans quoi, nous mettrons tout en oeuvre pour quitter le mouvement ADMR 29». Concernant le plan de sauvegarde de l'emploi (52 licenciements), la cour d'appel de Rennes a entendu la CFDT et les salariés qui ont fait appel en urgence de la décision de justice rendue à Brest le 22novembre. Il sera étudié le 31mars. «Nous ne licencierons pas avant. Un surcoût mensuel de 130.000 € pour la fédérationdont ne tient pas compte le budget prévisionnel», a calculé le président.

    «Aucune négociation n'a abouti...».
    La fédération ADMR29 doit rembourser, pour le 21janvier, 5,8M€ de dettes. Certaines associations locales lui sont débitrices de 7M€. Pour atteindre l'équilibre, le budget prévisionnel 2011 mise sur une tarification du conseil général à hauteur de 22,06 € par heure d'intervention. Elle est actuellement de 20,45 €. Une hausse de 1,61 € à multiplier par plus de 2millions d'heures prodiguées sur l'année. Soit, un effort de plus de 3M€ pour le conseil général. «Il est sur la réserve: les comptes de 2009 n'ont pas été certifiés, le budget prévisionnel pas validé, a admis Yves Derrien. Nous sommes également en négociation avec la Cram, pour une avance de fonds. Les SCI, estimées à 1,3M€, ne sont toujours pas vendues. Pour l'instant, nous n'avons rien obtenu hormis un échelonnement de la dette d'1,3M€ par l'AG2R». «Nous avons réglé ces cotisations. Où se trouve l'argent?», ont demandé des associations.

    • Karine Joncqueur

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    • Une honte !
      Que les salariés ne soient invité à l'assemblée... c'est leur avenir qui est en jeu par celui des politiques !!!!
      Ajouté le 23 décembre 2010 à 12h48

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    Finistère

    ADMR 29. Les gendarmes à l'assemblée générale

    23 décembre 2010 à 09h50 -

    Après deux heures de blocage, les gendarmes de Châteaulin (29) sont intervenus pour s'assurer que presse et salariés, non invités à l'assemblée générale de

     

    Les gendarmes appelés.
    La gouvernance de la fédération Aide à domicile en milieu rural du Finistère (ADMR29) a franchi un nouveau cap. Après que David Guillouard, directeur fraîchement recruté, et Yves Derrien, président, ont fait pression, verbalement, pour que la presse et les salariés présents quittent l'assemblée générale, ils ont sollicité l'aide d'un huissier -qui ne s'est pas déplacé- puis celle de la gendarmerie, plus gênée qu'autre chose de se retrouver là. «J'applique les décisions qui me viennent de l'Union nationale», a lâché Yves Derrien. L'assemblée générale s'est donc tenue à «huis clos». Des représentants des associations de Moëlan-sur-Mer et d'Elle Isole l'ont quittée en signe de désaccord. «S'il n'y a rien à cacher, quel est le problème?», ont interrogé certains.

    La démission du conseil fédéral demandée.
    Dans une motion, 35 associations -celles qui vont bien financièrement-, ont demandé «la démission des membres du conseil fédéral, l'organisation d'élections démocratiques et représentatives des intérêts des associations locales. Sans quoi, nous mettrons tout en oeuvre pour quitter le mouvement ADMR 29». Concernant le plan de sauvegarde de l'emploi (52 licenciements), la cour d'appel de Rennes a entendu la CFDT et les salariés qui ont fait appel en urgence de la décision de justice rendue à Brest le 22novembre. Il sera étudié le 31mars. «Nous ne licencierons pas avant. Un surcoût mensuel de 130.000 € pour la fédérationdont ne tient pas compte le budget prévisionnel», a calculé le président.

    «Aucune négociation n'a abouti...».
    La fédération ADMR29 doit rembourser, pour le 21janvier, 5,8M€ de dettes. Certaines associations locales lui sont débitrices de 7M€. Pour atteindre l'équilibre, le budget prévisionnel 2011 mise sur une tarification du conseil général à hauteur de 22,06 € par heure d'intervention. Elle est actuellement de 20,45 €. Une hausse de 1,61 € à multiplier par plus de 2millions d'heures prodiguées sur l'année. Soit, un effort de plus de 3M€ pour le conseil général. «Il est sur la réserve: les comptes de 2009 n'ont pas été certifiés, le budget prévisionnel pas validé, a admis Yves Derrien. Nous sommes également en négociation avec la Cram, pour une avance de fonds. Les SCI, estimées à 1,3M€, ne sont toujours pas vendues. Pour l'instant, nous n'avons rien obtenu hormis un échelonnement de la dette d'1,3M€ par l'AG2R». «Nous avons réglé ces cotisations. Où se trouve l'argent?», ont demandé des associations.

    • Karine Joncqueur
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    • Une honte !
      Que les salariés ne soient invité à l'assemblée... c'est leur avenir qui est en jeu par celui des politiques !!!!
      Ajouté le 23 décembre 2010 à 12h48

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